Délais de paiement des établissements et entreprises publics : La moyenne déclarée passe à 41,76 jours en novembre

Délais de paiement des établissements et entreprises publics : La moyenne déclarée passe  à 41,76 jours en novembre

La moyenne des délais de paiement des EEP à fin octobre était de 40,33 jours contre 38,86 jours à fin septembre, 38,02 jours en août, 40,58 jours en juin et 42 jours à fin décembre 2019.

Les délais de paiement des établissements et entreprises publics (EEP) grimpent légèrement au onzième mois de l’année. La situation relevée à fin novembre 2020 fait ressortir une tendance pratiquement identique à celle observée à fin décembre 2020. Se référant aux dernières données relevées par l’Observatoire des délais de paiement relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, la moyenne des déclarations ressort à 41,76 jours à fin novembre, en hausse de 1,43 jour par rapport au mois auparavant. En effet, la moyenne des délais de paiement des EEP à fin octobre était de 40,33 jours contre 38,86 jours à fin septembre, 38,02 jours en août, 40,58 jours en juin et 42 jours à fin décembre 2019. Ces indicateurs ont été présentés dans la publication mensuelle inscrite dans le cadre de la démarche progressive adoptée par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration depuis le 31 octobre 2019.

La situation à fin novembre place Soread 2M en tête des 10 établissements ayant déclaré les délais les plus longs. La moyenne relevée dans ce sens est de 212 jours. La Société nationale de réalisation et de gestion des stades (Sonarges) arrive en deuxième position avec un délai de 211 jours, suivie de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (134 jours) et l’Agence urbaine de Nador (130 jours). La compagnie nationale Royal Air Maroc déclare à fin novembre un délai de paiement de 125 jours le plaçant ainsi à la 5ème place dans le palmarès des 10 EEP déclarant des délais plus longs. On retrouve également dans ce classement l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida (120 jours), Ithmar Al Mawarid (111 jours), l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud (105 jours), l’Université Mohammed Ier d’Oujda (95 jours) et le Laboratoire officiel d’analyses et de recherches chimiques (90 jours). Du côté des bons payeurs, l’Agence Urbaine d’Agadir arrive au top 10 des entités ayant déclaré les délais les plus courts.

L’Agence a déclaré à fin novembre un délai de 1 jour, contre 4 jours pour l’Agence urbaine d’El Jadida Sidi Bennour, et 5 jours pour les Agences urbaines de Beni Mellal et Al Hoceima ainsi que pour la Caisse centrale de garantie (CCG). L’Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia a, pour sa part, déclaré au mois de novembre un délai de 7 jours au moment où le délai moyen de paiement de l’Académie régionale d’éducation et de formation de la région de Dakhla-Oued Eddahab est de 9 jours. On observe également un délai de paiement de 10 jours déclaré par les archives du Maroc contre 11 jours pour la Bibliothèque nationale du Royaume. Parmi les établissements et entreprises publics n’ayant pas répondu aux réclamations des fournisseurs sur la plateforme Ajal, on retrouve l’Université Hassan II de Casablanca (23 déclarations), le centre hospitalier universitaire Mohammed VI d’Oujda (4 déclarations) et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (3 déclarations).

Rappelons que l’Observatoire des délais de paiement a pris courant 2020 des décisions importantes visant à renforcer la transparence et consolider les bonnes pratiques des EEP en matière des délais de paiement. Parmi les dispositions adoptées, on note la mise en place incessante d’un dispositif de sanctions pécuniaires à l’encontre des entreprises présentant des délais au-delà des limites réglementaires.

Le produit de ces amendes sera dédié à l’appui des entreprises contribuant ainsi à améliorer le climat des affaires au niveau national. Il a également été décidé d’engager une action en amont du processus de facturation concernant le secteur public. La finalité étant de réduire les délais non apparents et d’introduire progressivement le dépôt électronique des factures au niveau des établissements et entreprises publics.

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