DEPF : Des perspectives favorables pour 2021

DEPF : Des perspectives favorables pour 2021

L’économie nationale devrait terminer l’année avec un rebond de 6% du PIB

Une reprise économique meilleure que prévu en 2021. C’est ce qu’augure la Direction des études et prévisions financières (DEPF) dans sa récente note de conjoncture. A quelques jours de la fin de l’exercice budgétaire, des lueurs d’espoir apparaissent sur le paysage économique national ayant montré des signes de reprise positifs dès le second trimestre 2021. Cette dynamique a été couronnée par un rebond de 15,2%. «Globalement, les perspectives de clôture de l’année 2021 s’annoncent favorables et l’économie nationale devrait terminer l’année 2021 avec un rebond du PIB, en volume, aux alentours de 6%. Une telle progression permettrait au PIB de récupérer 99,5% de son niveau pré-Covid (2019), enregistrant ainsi l’un des meilleurs taux de croissance de la région MENA», explique la DEPF. Et de préciser que «ces évolutions conjoncturelles interviennent dans un contexte international marqué par des perspectives de croissance favorables comme en atteste la dynamique des économies américaine et européenne, et celle des pays émergents».

En dépit de ce tableau encourageant, le risque subsiste toujours, notamment avec l’apparition de nouveaux variants de la Covid-19, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement sur la production industrielle ainsi que la hausse des cours mondiaux des matières premières, éléments qui alimentent temporairement les tensions inflationnistes. D’un point de vue général, 2021 a été, selon la DEPF, une année du redressement de l’activité économique. Une dynamique favorisée par les mesures prises dans le cadre du plan de relance et des avancées notables enregistrées en matière de vaccination, le tout conjugué aux résultats exceptionnels de la campagne agricole. «Cet élan de reprise a concerné la quasi-majorité des activités économiques bien qu’à des rythmes différenciés. Néanmoins, certains secteurs clefs de l’économie, et comme ailleurs dans le monde, subissent encore les effets néfastes de la crise, à l’instar du tourisme et des activités qui s’y rapportent, et le transport aérien», relève-t-on de la DEPF.

Les indicateurs conjoncturels démontrent une poursuite de la progression du pouvoir d’achat des ménages. Une tendance favorisée par plusieurs facteurs. Citons à cet effet l’amélioration des revenus, générés par les bons résultats de la campagne agricole, l’importance des transferts des MRE (+43,3% à fin octobre), la consolidation de la reprise des créations d’emplois et la progression des crédits à la consommation et ce, dans un contexte d’inflation modérée (1,3% en moyenne sur les 11 premiers mois). «La même vigueur se dessine au niveau de l’investissement, stimulé par la hausse des importations des biens d’équipement, l’amélioration des recettes des IDE, l’accroissement de l’investissement budgétaire et la dynamique de créations d’entreprises», peuton lire dans ce sens. Selon la DEPF, l’exécution de la loi de Finances semble être en ligne avec les prévisions de la LDF 2021.

«Le regain de dynamisme de l’activité économique devrait permettre d’entamer un redressement progressif des équilibres macroéconomiques dès cette année avec un déficit budgétaire qui devrait se situer à 6,2% du PIB, contre 7,6% en 2020», explique la Direction à ce propos. Pour ce qui est du financement de l’économie, la DEPF observe un ralentissement de la croissance des crédits bancaires à fin octobre, du fait de la baisse des crédits au secteur financier et du ralentissement du rythme de la croissance des crédits au secteur non financier. Les indices boursiers Masi et Madex pour leur part ont maintenu leur croissance, en dépit d’un léger repli au mois de novembre.

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