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Des projets avec un impact positif sur le secteur, conformément aux Hautes Orientations Royales: Le rail, les aéroports et la logistique, une dynamique d’investissements

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Intégration
Le secteur transport et logistique connaît une dynamique d’investissement d’une ampleur rarement atteinte. Au-delà des chiffres avancés, c’est une stratégie d’accélération des infrastructures qui se dessine, avec le rail à grande vitesse et les aéroports comme piliers centraux. Une politique qui confirme le pari stratégique du Maroc sur le ferroviaire rapide comme levier d’intégration territoriale et de modernisation économique.

Pas moins de 148 marchés publics ont été lancés en 2025, pour un montant global dépassant les 36 milliards de dirhams (MMDH). C’est ce qu’a indiqué le ministre du transport et de la logistique. Il s’agit d’investissements qui couvrent des projets structurants dans les secteurs ferroviaire, aéroportuaire et logistique, traduisant une volonté claire de renforcer la connectivité et la compétitivité du Royaume. Lors d’une journée d’information consacrée au programme prévisionnel des marchés du bâtiment et des travaux publics (BTP) au titre de l’année 2026, organisée en début du mois d’avril à Rabat, le ministre a révélé que le ferroviaire capte à lui seul une part significative de cet effort. Il a ainsi détaillé le lancement de 90 marchés, pour une enveloppe de plus de 17,6 MMDH. En d’autres termes, 56 marchés concernent les travaux, tandis que 34 autres portent sur les études techniques et le contrôle. Une grande partie de ces investissements est orientée vers le développement de la ligne à grande vitesse (LGV), qui concentre à elle seule plus de 17,2 MMDH. Un choix hautement significatif. En effet, il confirme le pari stratégique du Maroc sur le ferroviaire rapide comme levier d’intégration territoriale et de modernisation économique, là où les investissements hors LGV restent marginaux, limités essentiellement à la maintenance et à l’amélioration du réseau existant. L’effort est également important dans le secteur aéroportuaire.

Pour l’année 2025, 24 marchés ont été lancés pour un montant de 18 MMDH. Mais ce qu’il faut retenir dans ce sens, c’est que 92 % de ces investissements sont consacrés à l’extension des capacités d’accueil, ce qui signifie une anticipation claire de la hausse continue du trafic aérien. A titre d’illustration, la plateforme de l’Aéroport Mohammed V concentre à elle seule une part importante de ces projets. Durant l’année 2026, près de 1,5 MMDH y sont injectés pour la construction d’une nouvelle piste, l’aménagement de voies de circulation et la création de zones de stationnement pour avions, dans le cadre de l’extension de la zone terminale. D’ailleurs, les travaux de construction du nouveau terminal de l’aéroport de Casablanca avancent comme prévu pour livrer l’édifice en 2029. Il est à souligner que le nouveau terminal portera la capacité de l’aéroport à 40 millions de voyageurs sachant que l’ensemble des aéroports du Maroc se doteront d’un flux global de 80 millions de personnes.

Le système de transport et de mobilité à l’intérieur du Maroc connaîtra un grand changement
Ainsi, l’aéroport Mohammed V, dans sa nouvelle version, sera central. Il abritera par ailleurs une nouvelle gare pour le train à grande vitesse (TGV) qui reliera le cœur de l’aéroport Mohammed V au cœur de Marrakech en 55 minutes et reliera le cœur du nouvel aéroport Mohammed V à Rabat en 35 minutes. Rabat sera elle-même reliée à Tanger en une heure. Autant dire que le système de transport et de mobilité à l’intérieur du Maroc connaîtra un grand changement, bien sûr grâce à la connexion ferroviaire, aux aéroports et naturellement grâce aux grands chantiers autoroutiers. Cependant, si les investissements semblent plus modestes en ce qui concerne la logistique, il n’en demeure pas moins qu’ils sont structurants. L’Agence marocaine de développement de la logistique prévoit de mobiliser plusieurs centaines de millions de dirhams, tandis que la Société nationale du transport et de la logistique poursuit ses projets à une échelle plus ciblée. Ainsi, pour l’année2026, la projection globale dépasse les 8 milliards de dirhams, répartis sur plus de 150 marchés. Le rail continuera de dominer avec plus de 4,2 MMDH, suivi des aéroports avec environ 3,3 MMDH. D’autre part, le ministre a insisté sur une « reprise confirmée » du secteur du transport, qui aurait non seulement retrouvé ses niveaux d’avant-pandémie, mais les aurait dépassés. Le trafic ferroviaire en est l’illustration avec plus de 55,6 millions de passagers en 2025, dont 5,6 millions à bord d’Al Boraq, tandis que le fret dépasse les 23 millions de tonnes. Du côté de l’aérien, c’est à peu près la même dynamique, car les aéroports marocains ont franchi un seuil historique avec plus de 36 millions de passagers, en hausse de 11 %.

Poursuite du soutien aux infrastructures et le renforcement du développement territorial
Par ailleurs, et selon le ministère de l’équipement et de l’eau, l’enveloppe financière globale des programmes prévisionnels des marchés du BTP pour l’année 2026, au niveau du ministère et des établissements sous tutelle, atteindra environ 73 MMDH, répartis entre le secteur de l’eau et météo (18 MMDH), le secteur routier et autoroutier (environ 21,8 MMDH), le secteur portuaire (4 MMDH) et le secteur des équipements publics (28,8 MMDH), soit une hausse de 4% par rapport à l’année précédente, ce qui traduit la poursuite du soutien aux infrastructures et le renforcement du développement territorial. C’est dire que le programme prévisionnel reflète la dynamique positive de l’investissement public qui a atteint, au titre de l’année 2026, un total de 380 MMDH contre 340 MMDH l’année précédente, confirmant la poursuite des efforts visant à soutenir les projets structurants et à accélérer leur réalisation. Il faut également souligner les projets présentés par le ministère de tutelle et programmés au titre de l’année 2026.

Des projets qui ont un impact positif sur le secteur, conformément aux Hautes orientations royales. Ces projets mettent en avant la place stratégique du secteur du BTP en tant que levier fondamental de l’économie nationale et moteur important de création d’emplois et de dynamisation du développement. Il faut rappeler en fin de compte que l’essor du secteur logistique au Maroc découle des Hautes orientations royales formulées dès 2010, lesquelles ont favorisé le rapprochement des circuits de distribution des consommateurs, la limitation des nuisances environnementales, une organisation plus rationnelle des flux urbains et une meilleure maîtrise des prix acquittés en bout de chaîne.