6,5 millions de personnes vivant dans des zones rurales sont ciblées par ce programme.
Appui financier : La BAD indique que ce projet contribuera à la concrétisation des ambitions de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » à travers une série d’actions.
84 millions d’euros tel est le montant approuvé par le conseil d’administration du Groupe Banque africaine de développement (BAD) et ce dans le cadre du projet d’appui au développement inclusif et durable des zones forestières au Maroc. L’annonce a été faite en marge de la 59ème assemblée annuelle 2024 de la BAD et dont les travaux ont démarré mercredi à Nairobi. Tenu sous le thème «La transformation de l’Afrique, le Groupe de la Banque africaine de développement et la réforme de l’architecture financière mondiale», cet événement rassemble cette année plus de 3.000 délégués dont des chefs d’État africains, des ministres, des gouverneurs de banque centrale, des partenaires au développement, des représentants du secteur privé et d’autres parties prenantes qui prennent part à ces assemblées.
S’agissant du projet d’appui au développement inclusif et durable des zones forestières au Maroc, la BAD indique qu’il contribuera à la concrétisation des ambitions de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » à travers une série d’actions, dont l’aménagement intégré de quatre parcs nationaux, la promotion de la biodiversité en réintroduisant des espèces de faune disparues et/ou menacées, en plus de la restauration des terres touchées par l’érosion à travers leur traitement biologique. Ceci passe par l’investissement dans les domaines de l’aménagement intégré des bassins versants, la promotion de la biodiversité, l’appui au développement inclusif et durable des filières clés, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, le développement de l’écotourisme et le renforcement des capacités de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) et des autres acteurs du secteur forestier.
Ciblant près de 6,5 millions de personnes vivant dans les zones rurales relevant des régions de Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Souss-Massa au niveau des 4 bassins versants et de 4 parcs nationaux, ce dispositif constitue également un élément de réponse de la banque aux efforts de reconstruction engagés par le Maroc après le séisme du 8 septembre 2023.
Le programme adresse trois problématiques de développement interreliées. Il s’agit ainsi de réhabiliter les écosystèmes dégradés afin de rétablir le cycle de l’eau et de développer des opportunités économiques dans ces zones pour les populations pour garantir la gestion durable des forêts. Il est également question d’accompagner le développement institutionnel pour la gestion de ces territoires au niveau décentralisé. L’approche se veut participative en reposant sur les communautés locales afin de garantir la durabilité de l’intervention.
Le projet soutiendra, ainsi, l’émergence d’une classe moyenne rurale à travers une gestion durable des ressources naturelles, la promotion inclusive des chaînes de valeur forestières et le développement de l’entrepreneuriat forestier et aquacole. L’opération bénéficiera aux coopératives, aux interprofessions et aux petites et moyennes entreprises qui opèrent dans les filières forestières et aquacoles dans les régions cibles. Il s’agit aussi de promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans les filières aquacoles et forestières en leur facilitant l’accès au financement, en leur fournissant des services d’accompagnement et de proximité et en mettant en place trois incubateurs pour les jeunes et les femmes entrepreneurs agricoles.
En outre, ces actions portent sur le développement de l’écotourisme en aménageant des zones dédiées dans quatre parcs nationaux, l’appui à quatre filières « liège », « eucalyptus », « plantes aromatiques et médicinales » et « aquaculture continentale », avec la définition de plans de développement et la mise en place de zones de transformation qui renforcent la valeur ajoutée des filières. De même, ledit projet prévoit la mise en place d’un centre d’excellence et d’innovation forestières, la mise en place d’un réseau d’échange et de bonnes pratiques entre l’Afrique du Nord, l’Afrique centrale et l’Afrique australe, ainsi que le renforcement des capacités de gestion et de coordination des acteurs du secteur forestier.









