Economie

Développement : Les laissés pour compte

La conférence organisée avant-hier par le département de la Prévision Economique et l’UNFPA a été l’occasion de présenter la nouvelle identité visuelle de l’organisme onusien. «Un nouveau logotype composé de cercles oranges met en relief la mission essentielle de l’UNFPA : privilégier les partenariats avec les Etats et les ONG en matière de population», a souligné Georges Georgi, représentant de l’UNFPA au Maroc.
Une mission visant à mettre le développement au service des pauvres. Le rapport du fonds pour l’année 2002 entre dans ce cadre. Intitulé «population, pauvreté et potentialités», il met l’accent sur la nécessité de traiter les questions de population d’une façon intégrée. Il présente également une évaluation des tendances démographiques de par le monde et formule des recommandations en vue d’atteindre les objectifs de développement fixés. Il fait état de la situation de la population mondiale.
Lors de cette conférence, Naima Ghemires, Chargée de programme à l’UNFPA a souligné que les données démographiques et économiques à long-terme de 45 pays en développement. Ces statistiques montrent qu’une fécondité élevée aggrave la pauvreté et ralentit la croissance économique agit sur la répartition des biens de consommation. Comme la population de ces pays a triplé depuis 1955, la pauvreté, la mauvaise santé, la haute fécondité, la scolarisation inadéquate, la discrimination et l’exclusion à l’encontre des femmes y restent plus marquées. Le rapport de l’UNFPA met justement en avant la discrimination entre les sexes. En effet, plus de femmes que d’hommes vivent dans la pauvreté. Malgré les efforts entrepris dans ce sens, «l’écart entre les sexes» s’est accru au cours de la décennie écoulée.
Le rapport tire en outre la sonnette d’alarme concernant la propagation du SIDA dans les pays pauvres. Frappant 14000 hommes, femmes et enfants chaque jour, ce fléau est la cause majeure de décès en Afrique sub-saharienne et occupe le quatrième rang parmi les maladies les plus meurtrières dans le monde entier. En 2010, 40 millions d’enfants environ auront été rendus orphelins par la pandémie.
Le point de presse a également été une occasion de présenter la commission supérieure et les commissions régionales de la population. Intervenant lors de cette rencontre, Mohammed Bijaad, secrétaire général du département de la Prévision économique et du Plan, a estimé que la création dans les années 60 de la commission supérieure et des commissions provinciales de la population témoigne de l’intérêt accordé par le Maroc à la question démographique.
«Intégrer la variable démographique dans la planification du développement a toujours été de mise», a-t-il précisé soulignant que «ces actions ont eu un impact évident sur les indicateurs démographiques ».
Dans les années 90, le décret instituant la Commission supérieure de la population a été révisé. L’objectif étant de mettre en place les commissions provinciales de la population, en application de la dimension régionale du développement. Ces commissions ont été dotées de comités techniques spécialisés pour s’acquitter de leur mission et exercer pleinement leurs attributions dont l’une est l’élaboration d’un rapport national sur la politique de population.