Ce projet sera livré dans un délai d’un an et permettra la création de quelque 50 emplois directs et 90 emplois indirects.
Alevins : Ce projet, d’une superficie globale de 2,28 hectares, prévoit d’assurer une production de 30 millions d’alevins locaux de qualité supérieure de dorade, de bar et de maigre et d’autres espèces intéressant les fermes aquacoles nationales. .
Mohammed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, vient de présider, mardi 18 juillet, le lancement des travaux de réalisation du nouveau projet de production de semences de poissons de Tahaddart, située à une trentaine de kilomètres au sud de Tanger. D’un investissement de 120 millions de dirhams, cette première écloserie marine au Maroc bénéficie dans le cadre de la stratégie Halieutis d’un appui financier de l’Etat «sous forme d’une prime à l’investissement aux fins d’acquisition des équipements d’écloserie à hauteur de 20 millions de dirhams», a affirmé M. Sadiki à l’issue de la cérémonie de lancement des travaux de réalisation de ce projet.
L’entrée en service de la future écloserie de Tahaddart sera destinée, a-t-il précisé, à augmenter la production et d’améliorer ainsi l’approvisionnement du secteur en matières premières, qui sont importées actuellement de l’étranger. Elle permettra de «choisir les espèces et les souches qui sont adaptées à l’écosystème marocain», a-t-il dit, faisant remarquer que ce projet reflète l’intérêt porté pour le secteur aquacole national, considéré comme «un levier d’intégration déterminant pour sécuriser la viabilité des projets aquacoles spécialisés dans la pisciculture».
Ce projet, porté par la société Aquago en partenariat avec l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), occupera une superficie de 2,28 hectares dans la commune de Gueznaya. «Ce projet s’inscrit dans la stratégie Halieutis qui a été lancée par SM le Roi Mohammed VI en 2019 et dans laquelle nous avons priorisé la création d’une écloserie pour fournir le secteur en semences. Car la production dans les fermes aquacoles se base sur l’importation de la semence», a souligné Majida Maarouf, directrice générale de l’ANDA. Ce projet prévoit de produire jusqu’à 30 millions d’alevins locaux de qualité supérieure de dorade, de bar et de maigre et d’autres espèces intéressant les fermes aquacoles nationales. Il sera livré dans un délai d’un an avec la création de quelque 50 emplois directs et 90 emplois indirects.
«Ce projet va permettre de produire des alevins pour assurer dans un premier temps l’approvisionnement de l’industrie aquacole marocaine et de se tourner aussi vers l’exportation à destination de l’Afrique et même l’Europe», a fait savoir Shavit Dahan, directeur de développement au sein de la société Aquago. Notons que la future écloserie marine est destinée à produire 10 millions d’alevins pour sa première année de mise en service et 30 millions d’alevins dès la deuxième.
Avec des unités scientifiques et expérimentales dédiées à la production des naissains

Le Centre de recherche et de technologies conchylicoles de l’INRH inauguré dans la baie d’Amsa à Tétouan
Aquaculture : Ce projet, qui rentre dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Maroc et le Japon, est composé de la première écloserie conchylicole expérimentale de recherche marocaine et d’une ferme conchylicole pilote dans la baie d’Amsa.
Développer les techniques de production en masse de naissains destinés au marché aquacole, produire pour les programmes de repeuplement des gisements naturels et approvisionner les conchyliculteurs de la région dans les phases préparatoires de démarrage de projets dans le cadre des opérations pilotes. Tels sont les objectifs du nouveau Centre de recherche et de technologies conchylicoles de l’Institut national de recherche halieutique (INRH), dont l’ouverture officielle vient d’être présidée, mardi 18 juillet, par Mohammed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, à Amsa relevant de la commune de Zaouiat Sidi Kacem dans la province de Tétouan. «Ce grand Centre de recherche va permettre d’abord de conduire les recherches sur des aspects concernant la sélection des espèces et des souches bien adaptées et fournir aux investisseurs et aux producteurs de la matière première pour développer les programmes de production dans l’aquaculture», a-t-il affirmé. M. Sadiki a tenu à rappeler l’importance de la conchyliculture dans le développement de l’aquaculture comme étant un secteur prometteur et important dans la stratégie Halieutis.
«Ce Centre de recherches constitue un jalon important pour le secteur de l’aquaculture marine, notamment conchylicole», a-t-il souligné. Opérationnel depuis septembre 2018, ce projet, qui rentre dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Maroc et le Japon, est le fruit d’un financement sous forme de don non remboursable de 100 millions de dirhams octroyé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Composée de plusieurs unités scientifiques et expérimentales dédiées à la production des naissains, cette nouvelle structure dispose de «la première écloserie conchylicole expérimentale de recherche marocaine et d’une équipe de docteurs et d’ingénieurs spécialisés en biologie marine, en particulier la conchyliculture», a fait savoir Mohammed Malouli Idrissi, directeur du Centre de Tanger de l’INRH. Pour plus de détails et comme l’ont souligné les responsables de cette nouvelle structure, celle-ci est composée de la première écloserie conchylicole expérimentale de recherche marocaine et d’une ferme conchylicole pilote dans la baie d’Amsa.
Elle est aménagée sur une superficie de 7.000 m², avec une partie maritime implantée sur une parcelle de 2 hectares au large de la baie. Soulignons que ce nouveau Centre de recherche permet de faciliter l’accès à des connaissances nouvelles et aux innovations, qui est d’une grande nécessité pour assurer une exploitation durable de l’océan et favoriser une économie bleue résiliente aux changements climatiques, tout en contribuant à la souveraineté alimentaire au Maroc. A l’ère des épisodes climatiques extrêmes et des perturbations mondiales, «les chaînes d’approvisionnement et les systèmes alimentaires sont fragilisés, augmentant les risques d’insécurité alimentaire», a-t-on expliqué.









