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Eau et climat : Le Maroc veut prendre un coup d’avance

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Pour une meilleure gestion du stress hydrique

Ressources : Le Maroc fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau en raison des sécheresses prolongées, du changement climatique, de l’urbanisation et de l’augmentation des besoins en eau. Afin de mieux anticiper les périodes de stress hydrique et d’optimiser la gestion des ressources hydriques, la Direction de la recherche et de la planification de l’eau (DRPE) a lancé une étude visant à identifier et adapter les modèles de simulation hydraulique les plus performants au contexte marocain.

Le Maroc entend renforcer sa capacité à anticiper les périodes de stress hydrique et sa gestion des ressources hydriques. Le pays «fait face à des défis croissants en matière de planification et gestion de l’eau, amplifiés par des périodes de sécheresse prolongées, des événements climatiques extrêmes et une pression accrue sur ses ressources hydriques due à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.
La raréfaction des précipitations, couplée à une augmentation de la demande en eau pour les usages domestiques, agricoles et industriels, met en péril l’équilibre hydrique du pays. Dans ce contexte, la gestion efficace des infrastructures hydrauliques, notamment des barrages, des retenues collinaires et des systèmes de distribution, devient un enjeu stratégique majeur pour garantir un approvisionnement en eau potable et une irrigation durable», indique la direction de la recherche et de la planification de l’eau relevant du ministère de l’équipement et de l’eau. Et d’ajouter : «Actuellement, plusieurs modèles de simulation hydraulique sont employés pour optimiser la planification et la gestion des ressources en eau, mais ces outils présentent des limites en matière d’adaptation aux spécificités marocaines. En effet, les modèles existants ne prennent pas toujours en compte les caractéristiques climatiques, géographiques et hydrologiques propres au Maroc, ce qui peut affecter leur efficacité dans la prise de décisions stratégiques. De plus, la capacité de ces modèles à intégrer les effets du changement climatique demeure insuffisante, alors que les projections climatiques annoncent une intensification des périodes de sécheresse et une variabilité accrue des précipitations». Pour répondre à ces enjeux, plusieurs modèles de simulation hydraulique sont actuellement utilisés afin d’améliorer la planification et la gestion des ressources hydriques.

Toutefois, ces outils montrent certaines limites lorsqu’il s’agit de prendre en compte les spécificités climatiques, géographiques et hydrologiques du Maroc. Leur capacité à intégrer les impacts du changement climatique demeure également insuffisante, alors même que les projections annoncent une aggravation des périodes de sécheresse et une variabilité accrue des précipitations. Face à cette situation, la Direction de la recherche et de la planification de l’eau (DRPE) engage une étude destinée à identifier, évaluer et adapter les modèles de simulation hydraulique les plus performants au contexte marocain.
Cette démarche s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer la planification et la gestion durable des ressources en eau, tout en intégrant les scénarios climatiques futurs et les besoins spécifiques des différents secteurs utilisateurs. L’objectif est de disposer d’outils avancés capables d’anticiper les périodes de stress hydrique, d’améliorer la régulation des flux d’eau et d’optimiser l’allocation des ressources selon les priorités nationales. L’étude s’articule autour de trois missions principales. La première mission consiste à réaliser l’état des lieux et diagnostic des modèles existants.

La deuxième mission porte sur la proposition du modèle et définition de l’approche à suivre et la troisième mission inclut la réalisation d’une étude de cas sur deux bassins pilotes. La première phase vise donc à établir un diagnostic approfondi des modèles de simulation hydraulique actuellement utilisés au Maroc et à l’international, afin d’évaluer leur pertinence au regard des besoins nationaux en matière de gestion et de régularisation des ressources en eau. Il s’agit d’identifier les forces et les limites des outils existants, dans un contexte marqué par des sécheresses récurrentes et une forte variabilité des précipitations. La mission débutera par un recensement exhaustif des modèles de simulation hydraulique mobilisés par les différents acteurs de la gestion de l’eau, au Maroc comme à l’étranger.

L’analyse portera notamment sur leurs domaines d’application (gestion des barrages, prévision des crues, modélisation des écoulements dans les bassins versants, entre autres) ainsi que sur leur niveau de précision, leur facilité d’utilisation et leur compatibilité avec les données disponibles.
Parallèlement, un benchmark international sera réalisé afin d’identifier les solutions les plus performantes et les meilleures pratiques mises en œuvre dans des pays confrontés à des contraintes hydriques similaires. Cette analyse comparative permettra de dégager les approches les plus innovantes et les plus adaptées aux enjeux marocains. S’appuyant sur les conclusions du benchmark et les résultats de la première mission, cette deuxième phase portera sur la sélection du modèle le plus adapté au contexte marocain, ainsi que sur son adaptation aux besoins spécifiques de la DRPE. La solution retenue devra être présentée de manière détaillée, en mettant en avant ses principales fonctionnalités, l’architecture technique envisagée ainsi que les technologies susceptibles d’être mobilisées. La troisième mission vise, quant à elle, à doter le maître d’ouvrage (MO) d’un modèle de planification et d’optimisation de la gestion des ressources en eau à travers la conception, la fourniture et l’installation de la solution adaptée aux développements spécifiques prédéfinis et l’acquisition de toutes les licences nécessaires, la formation des cadres désignés par la Direction de la recherche et de la planification de l’eau; et l’entretien, la maintenance et l’assistance technique pour l’exploitation du modèle développé, incluant la correction des anomalies constatées et la prise en compte des propositions d’améliorations futures du maître d’ouvrage.