Echanges extérieurs à fin mai 2013 : Le déficit commercial s atténue de 7,3%

Echanges extérieurs à fin mai 2013 : Le déficit commercial s atténue  de 7,3%

Les échanges extérieurs du Maroc avec le reste du monde se tempèrent. À ce titre, les exportations s’inscrivent en recul de 1,9% à fin mai 2013 par rapport à la même période en 2012. C’est ce qui ressort des chiffres préliminaires des indicateurs mensuels des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes au titre du mois de mai 2013. En effet, les exportations de marchandises, exprimées FAB, se sont établies à 75,98 milliards de dirhams contre 77,43 milliards de dirhams à fin mai 2013.

Cependant, les exportations au titre des cinq premiers mois de l’année 2013 ont été marquées par un fort dynamisme des principaux secteurs, à savoir la construction automobile qui bondit de 50,5% réalisant un total d’export de 3,90 milliards de dirhams.

Dans le même sillage, l’industrie alimentaire se bonifie de 17,4% en exportant pour 8,56 milliards de dirhams. Enfin, le secteur aéronautique et le secteur électronique enregistrent des hausses respectives de 22,5 et de 7,6%.
Ces augmentations ont été atténuées, néanmoins, par les baisses enregistrées au niveau des exportations des secteurs de l’industrie chimique en recul de 7,9%, du secteur de l’industrie extractive de minerais qui se rétracte de 18% et celui du textile et cuir qui s’exporte moins avec un retrait de 0,9%. Ainsi, portées par les performances des principaux secteurs dont essentiellement la construction automobile et l’industrie alimentaire, les exportations n’ont affiché qu’un léger recul et ce en période de crise.

À noter qu’au titre des cinq premiers mois de l’année 2013, les échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde ont été marqués par une amélioration du taux de couverture de 1,4 point. Le déficit commercial s’est, ainsi, réduit sensiblement pour atteindre moins de 81,612 milliards de dirhams contre moins de 87,992 milliards de dirhams à fin mai 2012, soit un recul de 7,3%. Le ralentissement du déficit commercial s’explique par le recul des importations plus important que celui des exportations.

Dans ce sens, les importations de marchandises, évaluées CAF, ont porté sur 157,59 milliards de dirhams contre 165,43 milliards de dirhams une année auparavant, soit en recul de 4,7%. Cette baisse a affecté particulièrement les produits énergétiques avec l’huile brute de pétrole dont les importations ont régressé de 29,9% et le gas-oil et fuel-oil en recul de 8%.

De même, les importations des produits bruts se sont rétractées avec les soufres bruts et non raffinés qui se réduit de 29,3% et l’huile de soja en recul de 31%. Aussi, les produits finis de consommation se rétractent pour les voitures de tourisme de 12,3% et les parties et pièces pour voitures de tourisme de 15,7%. Enfin, pour les produits alimentaires, il s’agit du recul de l’importation de l’orge de 90,4% et de celle du maïs de 26,9%.

En revanche, d’autres produits ont enregistré des accroissements, tels que les parties et pièces détachées pour véhicules industriels et les fils, barres, et profilés en fer ou en aciers non alliés. De ce fait, la baisse des importations se poursuit avec des niveaux élevés pour les achats de produits énergétiques, notamment l’huile brute de pétrole, le gas-oil et fuel-oil et le gaz de pétrole et autres hydrocarbures.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *