EconomieUne

Echanges extérieurs : Plus de 855 milliards DH de transactions courantes réalisées à fin juin

© D.R

L’Office des changes observe une hausse du déficit de la balance commerciale aux six premiers mois de l’année. Il s’est accru de 18,1 % atteignant à fin juin les 161,4 MMDH.

Office des changes : La hausse des transactions courantes observées au premier semestre de l’année est contrebalancée par l’aggravation du déficit courant. Ce dernier s’est établi à près de 24 milliards de dirhams contre 6,1 milliards de dirhams une année plus tôt.

Le volume des transactions courantes affiche une nette progression au titre du premier semestre de l’année. Les dernières statistiques de l’Office des changes portant sur les résultats des échanges extérieurs à fin juin laissent apparaître une hausse de 6,9 %. Ainsi, les transactions courantes se sont consolidées de 55,2 milliards de dirhams pour atteindre à fin juin les 855,3 milliards de dirhams contre 800,1 milliards de dirhams une année auparavant. Cette évolution positive traduit un accroissement aussi bien au niveau des recettes courantes (415,7 milliards de dirhams contre 397 milliards de dirhams) qu’au niveau des dépenses courantes (439,6 milliards de dirhams contre 403,1 milliards de dirhams). Au niveau du compte courant, la balance des paiements affiche un déficit en aggravation comparé à la même période de l’année en cours. Il ressort à 23,9 milliards de dirhams contre 6,1 milliards de dirhams au premier semestre 2024. «Ces résultats s’expliquent essentiellement par l’augmentation de 20,9 milliards DH du solde déficitaire au titre des transactions sur biens (FAB-FAB) se situant à -142,1 milliards de dirhams contre -121,2 milliards de dirhams fin juin 2024, et dans une moindre mesure, par le repli de l’excédent au titre du revenu secondaire s’établissant à +61,9 milliards de dirhams au lieu de +64,3 milliards de dirhams fin juin 2024 (soit -2,4 milliards de dirhams)», commente l’Office des changes dans ce sens.

Et de préciser que « ces évolutions ont été atténuées, néanmoins, par une amélioration à hauteur de +5,6 milliards de dirhams de l’excédent des échanges de services (+67 milliards de dirhams contre +61,4 milliards de dirhams fin juin 2024) tandis que le solde déficitaire de la rubrique du revenu primaire est demeuré quasi stable (-10,7 milliards de dirhams au lieu de -10,6 milliards de dirhams). Au niveau des échanges commerciaux, l’Office des changes observe une hausse du déficit de la balance commerciale aux six premiers mois de l’année. Il s’est accru de 18,1 % atteignant à fin juin les 161,4 milliards de dirhams contre 136,7 milliards de dirhams. Ceci résulte d’une hausse de 8,9 % (32,5 milliards de dirhams) des importations contre une hausse de 3,4 % (+7,8 milliards de dirhams) des exportations.

A cet égard, le taux de couverture s’est établi à 59,5 % contre 62,6 % au titre de la même période de l’année 2024. Quant aux investissements internationaux, la position extérieure globale du Maroc, reflétant la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde, fait ressortir à fin juin une situation nette débitrice de 779 milliards de dirhams contre -755 milliards de dirhams à fin mars 2025. «Cette situation résulte principalement de la hausse simultanée des engagements financiers de 65 milliards de dirhams et des avoirs financiers de 40 milliards de dirhams», peut-on retenir de l’Office des changes.

Et de conclure : «L’augmentation des engagements financiers s’explique en partie par les accroissements enregistrés tant au niveau de l’encours des investissements de portefeuille (+35 milliards de dirhams) que des investissements directs (+29 milliards de dirhams)».