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Économie numérique : 55% des entreprises au Maroc disposent de leur propre site web

Économie numérique : 55% des entreprises au Maroc disposent  de leur propre site web

La digitalisation est dopée par l’usage du téléphone mobile avec un taux de 98% de la population au Maroc qui bénéficie actuellement d’une couverture 4G plus élevée que la moyenne mondiale qui est de 81% et la moyenne régionale qui ne dépasse pas 86%.

L’économie numérique a un effet salvateur sur les pays en développement. Selon un récent rapport de la Banque mondiale baptisé «Les avantages du numérique pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : l’adoption des technologies numériques peut accélérer la croissance et créer des emplois», le Maroc s’est engagé depuis quelques années dans le secteur pour améliorer ses performances.

Il fait partie des pays qui déploient actuellement des efforts visant à mettre en place ou actualiser leurs cadres de gouvernance des données avec notamment un cadre juridique plus adéquat. Ledit rapport se base sur les indicateurs par pays qui dévoilent une couverture des infrastructures des TIC au Maroc globalement dans la moyenne mondiale avec un indice des infrastructures TIC atteignant 58, légèrement en dessous du niveau mondial qui est de 55, mais un peu plus bas que la moyenne régionale (61). Il s’avère que 62% de la population utilise Internet dans le pays contre une moyenne mondiale de 55% et une moyenne régionale de 66%. La digitalisation est dopée par l’usage du téléphone mobile avec un taux de 98% de la population au Maroc qui bénéficie actuellement d’une couverture 4G plus élevée que la moyenne mondiale qui est de 81% et la moyenne régionale qui ne dépasse pas 86%. Le taux des entreprises utilisant le courriel électronique pour leurs échanges est de 97%, au-dessus de la moyenne mondiale (70%) et de la moyenne régionale (65%). Elles sont 55% à disposer de leur propre sites web contre une moyenne de 44% au niveau mondial et 65% sur le plan régional. L’indice d’adoption des TIC au Maroc est de 44, bien en dessous de la moyenne mondiale (52) et régionale (56). Dans son rapport, la Banque mondiale fait le point sur l’indice de développement de l’administration en ligne.

Au Maroc, il est de 55, inférieur à la moyenne mondiale (60) et régionale (61). Pour ce qui est de la qualité des institutions, en particulier les capacités statistiques, le Maroc affiche un score de 67, dépassant la moyenne mondiale (64) et la moyenne régionale (57). Dans son rapport la Banque explique que la numérisation complète de l’économie pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord pourrait générer une croissance du PIB par habitant d’au moins 46% sur 30 ans. Ainsi, le gain pour ces pays est estimé à au moins 1.600 milliards de dollars. «Les bénéfices du passage à une économie plus numérique sont exponentiels et les gouvernements devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éliminer les obstacles qui freinent cette transition.

Les gains seront d’autant plus importants que la transition est rapide», relève à ce titre Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, affirmant qu’une transformation numérique «créerait des emplois dans une région où le taux de chômage atteint un niveau inacceptable, en particulier chez les jeunes et les femmes. Avec un effort concerté, il est possible de changer la donne».

Plus encore, ce rapport révèle que dès la première année, le gain de PIB par habitant atteindrait près de 300 milliards de dollars. Les gains de croissance seraient plus significatifs dans les pays à faible revenu où ils s’élèveraient à au moins 71%. De même, l’usage du numérique pourrait aussi booster l’activité des femmes. «L’adoption universelle des technologies numériques permettrait de doubler le taux d’activité des femmes, avec une hausse d’environ 20 points de pourcentage sur une période de 30 ans (soit une progression du nombre de femmes actives de 40 à 80 millions)», précise la même source.

Instaurer la confiance numérique

L’usage du numérique fait face à de nombreux paradoxes et à de multiples résistances. Le rapport de la Banque mondiale explique que l’utilisation des données numériques doit être guidée par un cadre efficace de gouvernance des données qui inspire la confiance à l’égard des flux d’informations numériques et contribue à atténuer les risques posés par les technologies numériques, comme les pratiques anticoncurrentielles des entreprises dominantes, les atteintes à la protection de la vie privée des individus et la diffusion de la désinformation par les réseaux sociaux. Ce document recommande aussi aux pays de la région d’accorder la priorité à l’expansion des paiements électroniques en plus de l’accès universel au haut débit. «Pour tirer les bénéfices économiques les plus rapides de la numérisation, la priorité en matière d’accès au haut débit numérique devrait être accordée aux populations mal desservies», indique la même source. Concernant les services publics en ligne dont les transferts numériques d’argent liquide, les mécanismes de paiement électronique pour les services publics et dématérialisation de la passation des marchés, l’institution internationale estime qu’ils sont très prometteurs pour faciliter l’expansion rapide du recours à la monétique, de manière à instaurer rapidement un niveau de confiance et d’aisance dans l’utilisation des modes de paiement électroniques à des fins commerciales.

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