En dépit d’une baisse de 2,6% de l’activité à fin octobre 2021 : Les ports de Laâyoune, Nador, Safi et Mohammedia performent

En dépit d’une baisse de 2,6% de l’activité à fin octobre 2021 : Les ports de Laâyoune, Nador, Safi  et Mohammedia performent

A lui seul, le port de Nador assure 22.047 unités, soit 99,2% du trafic global TIR. Concernant l’activité passagers et croisières, ce même port a connu le transit de 102.759 passagers.

A fin octobre 2021, le trafic portuaire affiche une baisse de 2,6% par rapport à la même période de l’année dernière. Ainsi, le volume global des marchandises ayant transité par l’ensemble des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) enregistre un volume global de 75,4 millions de tonnes contre 77,3 millions à fin octobre 2020. Trois ports concentrent 76,4% du transit portuaire. Il s’agit des ports de Casablanca, Mohammedia et Jorf Lasfar qui ont généré 57,5 millions de tonnes de marchandises à fin octobre 2021, selon l’Agence nationale des ports. Dans ce contexte de baisse générale, les ports de Safi, Nador, Mohammedia et Laâyoune affichent de belles performances enregistrant des croissances significatives durant les dix premiers mois de 2021. Le trafic TIR a de son côté atteint un volume de 22.221 unités, en forte hausse de 43,3% par rapport à la même période de l’année écoulée. A lui seul, le port de Nador assure 22.047 unités, soit 99,2% du trafic global TIR. Concernant l’activité passagers et croisières, ce même port a connu le transit de 102.759 passagers. Hormis ce port, l’accès aux autres gares maritimes dans les ports gérés par l’ANP est suspendu pour tous les navires de plaisance, de croisière et de passagers, à cause de la pandémie de Covid-19.

Jorf Lasfar confirme sa première place

Malgré le recul de son activité (-6,8%) durant les dix premiers mois de 2021, le port de Jorf Lasfar garde sa première place. Il détient une quote-part de 38,9% du trafic global, ce qui représente un volume de 29,3 millions de tonnes. La baisse enregistrée s’explique essentiellement par la diminution du trafic des engrais (-6,9%), des céréales (-32%) et du soufre (-11%). A l’inverse, l’acide phosphorique et les hydrocarbures sont en croissances respectives de 29,8% et 13,3%. Pour sa part, le port de Casablanca qui constitue 32,4% de l’activité génère un volume de 24,4 millions de tonnes à fin octobre 2021, en régression de 3,1% par rapport à la même date en 2020. Cette évolution est imputable à la forte baisse des importations des céréales (-22%), des aliments de bétail (-19,9%) et des produits sidérurgiques (-21,5%). De même, le trafic conteneurisé et le sucre sont en recul respectivement de 5,7% et de 16,2%. Représentant 10,5% du trafic, les ports de Safi sont en augmentation de 9,6% de leur activité par rapport à la même période en 2020 atteignant ainsi un volume de 8 millions de tonnes.

Cette dynamique se justifie par le fort rebond des importations du charbon (+27,1%), du gypse (+28,1%) et de la barytine (+355, 2%). S’agissant du port d’Agadir, il a connu le transit de 4,5 millions de tonnes de marchandises à fin octobre 2021, en baisse de 10,5% comparativement à fin octobre 2020. «Ce fort recul est essentiellement dû à la régression des importations des céréales (-37,4%), du clinker (-19,4%) et du trafic conteneurisé (-8%). Les hydrocarbures et le feldspath ont enregistré des hausses respectives de 16,9% et 88,3%», relève l’Agence nationale des ports. Quant au port de Nador, il a connu une croissance significative de son activité (+17,4%) affichant un volume global de 3,1 millions de tonnes. Cette dynamique est due à la hausse du trafic TIR (+120%), des exportations de la barytine (+140%) et la reprise des exportations du clinker avec un volume de 126.000 tonnes. Chiffré à 3,8 millions de tonnes, le port de Mohammedia affiche lui aussi des indicateurs dans le vert avec une croissance de 2,5% par rapport aux dix premiers mois de l’année 2020. Cette variation est attribuée principalement à la hausse de 2% des hydrocarbures, avec un volume de 3,7 millions de tonnes. Plus au sud, le port de Laayoune enregistre de bonnes performances avec une hausse de 17,7% de son activité comparativement à la même période en 2020. Au cours des dix premiers mois de 2021, ce port a connu le transit de 1,7 million de tonnes de marchandises. «Cette évolution positive est essentiellement due à la hausse des importations des hydrocarbures (+9,5%) et des exportations du phosphate (+28,9%)», indique la même source.

Conteneurs en croissance de 6,7%

Au cours des dix premiers mois de l’année 2021, l’activité des conteneurs s’élève à 1.074.481 EVP, en hausse de 6,7% par rapport à la même période en 2020. La même dynamique est observé en tonnage qui connaît une augmentation de 3,5%, soit un volume de 10,2 millions de tonnes.
Par nature de flux, les exportations sont en progression de 4,7%, avec un volume de 439.181 EVP. Les conteneurs vides à l’export ont affiché un volume de 269.799 EVP (+3,7%), ce qui constitue une quote-part de 61,4% du trafic global (des conteneurs à l’export). Pour ce qui est des importations, elles ont atteint 450.832 EVP, en hausse de 6,9% par rapport aux dix premiers mois de l’année 2020. L’activité cabotage se porte bien avec une augmentation de 11,1%, soit un volume de 184.468 EVP à fin octobre 2021.

Céréales, phosphates, hydrocarbures : Ce qu’il faut retenir

Chiffrées à 5,9 millions de tonnes, les importations des céréales sont en chute de 28,2% à fin octobre 2021 par rapport à l’année précédente. Il en ressort une forte concentration de cette activité au port de Casablanca, avec un volume de 3,7 millions de tonnes, représentant environ 62% du trafic global des céréales (soit une baisse de 22%). On notera aussi une baisse des importations en cette denrée dans les ports de Jorf Lasfar (-32%), Nador (-41%), Agadir (-37,4%) et Safi (- 52%). Concernant le trafic des phosphates et dérivés, il atteint à fin octobre 2021 un volume d’environ 29,4 millions de tonnes, enregistrant une baisse de 2,7%.

«Cette évolution est principalement due au recul des exportations des phosphates (-3,3%), des engrais (-4,9%) et des importations du soufre (-7,8%). Par contre, le trafic de l’acide phosphorique a enregistré une hausse de 14,1%», explique l’ANP. Enfin, le trafic global des hydrocarbures s’élève de son côté à un volume d’environ 8,2 millions de tonnes au cours des dix premiers mois de 2021, marquant ainsi une hausse de 7,7% par rapport à la même période de l’année précédente. «Cette variation s’explique par la progression de cette activité dans l’ensemble des ports, à savoir : Mohammedia (+2%), Jorf Lasfar (+13,3%), Nador (+18,2%), Agadir (+16,9%) et Laayoune (+9,5%)», conclut la même source.

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