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En dépit d’une légère hausse des prix des actifs au deuxième trimestre: Les transactions immobilières s’accélèrent à fin juin

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Marché immobilier
La tendance immobilière observée par BAM et l’ANCFCC au deuxième trimestre de l’année fait ressortir un marché immobilier marqué à la fois par une hausse modérée des prix et une nette reprise de l’activité transactionnelle. Cette dynamique demeure néanmoins hétérogène selon les catégories de biens et les villes, avec des écarts entre les marchés résidentiel, foncier et professionnel.

Les transactions immobilières affichent une accélération au deuxième quart de l’année. Une dynamique qui intervient au moment où les prix des actifs s’inscrivent en légère hausse aussi bien sur le plan trimestriel qu’annuel. En témoignent les récentes tendances relevées par Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) dans leur publication trimestrielle relatif à l’indice des prix des actifs immobiliers. Dans l’ensemble, les prix des actifs immobiliers ont augmenté de 0,7 % en glissement trimestriel et annuel, tandis que le nombre de transactions a affiché un accroissement de 11 % comparé au premier trimestre 2026 et de 6,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Ces évolutions traduisent en effet une dynamique relativement soutenue du marché portée par l’ensemble de grandes catégories d’actifs. Au deuxième trimestre, les prix du résidentiel ont progressé de 1 %, ceux des terrains de 0,6 % et ceux des biens à usage professionnel de 0,4 %. Du côté des transactions, la hausse a été particulièrement marquée sur le foncier et le professionnel, avec des progressions respectives de 21,8 % et 23,5 %, contre 6,3 % pour le résidentiel.

Une demande soutenue pour le résidentiel
Dans le résidentiel, BAM et l’ANCFCC relèvent une augmentation de 1 % recouvrant une hausse de 1 % pour les appartements, de 0,3 % pour les maisons et de 3,3 % pour les villas. L’activité transactionnelle s’est également renforcée, avec une progression globale de 6,3 %. Les ventes de maisons et de villas affichent notamment des hausses respectives de 25,4 % et 34 %, contre 5,2 % pour les appartements. Sur l’année, la hausse des prix du résidentiel est portée par les appartements, dont les prix progressent de 1,1 %, alors que ceux des maisons ont reculé de 0,7 % et ceux des villas de 0,3 %. Les transactions résidentielles ont affiché, pour leur part, une hausse annuelle de 3,9 %. Le foncier confirme, pour sa part, sa bonne tenue. Les prix des terrains ont augmenté de 0,6 % sur un trimestre et de 0,3 % sur un an. Dans le même temps, le nombre de transactions a bondi de 21,8 % en glissement trimestriel et de 4,1 % en glissement annuel.

Une forte accélération sur les biens professionnels
Le segment des biens à usage professionnel affiche, quant à lui, une progression de 0,4 % des prix sur le trimestre. Cette hausse est essentiellement portée par les bureaux, dont les prix ont grimpé de 5,3 %, tandis que ceux des locaux commerciaux sont restés stables. L’activité transactionnelle s’est en revanche nettement accélérée, avec une hausse de 23,5 %. Les ventes de locaux commerciaux ont progressé de 24,3 % et celles des bureaux de 20,5 %. En glissement annuel, les transactions dans cette catégorie ont affiché une envolée de 31,9 %, avec notamment une hausse de 36,7 % pour les bureaux et de 30,8 % pour les locaux commerciaux.

Une dynamique contrastée selon les villes
Les évolutions restent toutefois différenciées selon les principales villes. Tanger se distingue par la plus forte hausse globale des prix au deuxième trimestre, avec une progression de 2,3 %, devant Rabat à 1,9 %. Par ailleurs, une hausse de 0,5 % des prix des actif a été observée à Marrakech et Casablanca. Se référant à la publication de BAM et de l’ANCFCC, la progression des prix observée à Tanger est particulièrement marquée sur les terrains, avec 7,3 %, tandis que les actifs à usage professionnel gagnent 4,2 % et le résidentiel 0,9 %. Les transactions au niveau de la ville du détroit ont augmenté de 11,5 %, soutenues notamment par les ventes de terrains, en hausse de 54,9 %, au moment où les biens à usage professionnel ont reculé de 1,2 % dans ce périmètre. En parallèle, le ventes immobilières ont affiché un pic de 61,2 % au niveau de Rabat. Une accélération qui concerne toutes les catégories, avec notamment 60,5% pour le résidentiel, 50 % pour les terrains et +83,9 % pour les biens à usage professionnel. À Casablanca, la hausse des prix atteint 0,5 %, malgré un recul de 1,2 % des biens à usage professionnel.

Les transactions ont quant à elles progressé de 4,4 %, avec une forte hausse des ventes de terrains (+41,4 %) et des biens professionnels (+29,7 %), tandis que le résidentiel a reculé de de 2,2 %. Marrakech enregistre également une progression de 0,5 % des prix, accompagnée d’une hausse de 18,3 % des transactions. L’activité est particulièrement dynamique sur le foncier, dont les ventes progressent de 37,8 %. Les ventes du résidentiel au niveau de la ville ocre ont grimpé de 14,2 % tandis que celles des biens à usage professionnel se sont consolidées de 3,8 %.
Les données détaillées par ville font apparaître des écarts importants. Agadir affiche ainsi un recul global de 0,1 % des prix, malgré une progression de 30,1 % des transactions. Fès et Kénitra enregistrent respectivement des hausses de 1,7 % et 0,7 % des prix, tandis que Meknès et Oujda voient leur indice reculer de 0,9 %.
Dans les détails, certaines catégories enregistrent des mouvements particulièrement prononcés. À Oujda, les prix des villas progressent ainsi de 19,3 %, tandis qu’à Agadir ils ont baissé de 4,4 %.