L’excédent dégagé à fin mai est destiné à couvrir les dépenses engagées et devant être payées au cours de l’année 2024.
Finances locales : La hausse des recettes ordinaires des collectivités territoriales s’explique par la hausse de 13,7 % des recettes transférées, de 46,9 % des recettes gérées par l’État et de 9,8 % des recettes gérées par les collectivités territoriales.
L’exécution des budgets des collectivités territoriales fait ressortir à fin mai un excédent en amélioration par rapport à la même période de l’année précédente. On relève un surplus de 7,4 milliards de dirhams contre 3,3 milliards de dirhams une année plus tôt. C’est ce que l’on peut relever du bulletin des finances locales de la Trésorerie générale du Royaume. L’excédent dégagé à fin mai est destiné à couvrir les dépenses engagées et devant être payées au cours de l’année 2024. Il porte les excédents globaux dégagés par les budgets des collectivités territoriales à 58,1 milliards de dirhams. Ces derniers permettront de couvrir les engagements visés au titre des dépenses de fonctionnement et d’équipement.
En parallèle, la situation provisoire des charges et ressources des collectivités territoriales et de leurs groupements arrêtée à fin mai laisse apparaître une hausse à deux chiffres aussi bien des ressources que des dépenses. Les recettes ordinaires des collectivités territoriales ont atteint à fin mai les 19,7 milliards de dirhams, en progression de 17,3% comparé à fin mai. «Ceci s’explique par la hausse de 13,7% des recettes transférées, de 46,9% des recettes gérées par l’État et de 9,8% des recettes gérées par les collectivités territoriales», relève-t-on de la publication de la TGR.
Dans les détails, les recettes fiscales se sont établies autour de 16,3 milliards de dirhams, en hausse de 23,2 % comparé à la même période de l’année précédente. Cette progression résulte en effet de la hausse de 37,3% des impôts directs et de 14,9 % des impôts indirects. «Les recettes fiscales ont constitué 82,9% des recettes globales des collectivités territoriales à fin mai 2024», explique la TGR à ce propos.
Les recettes non fiscales ressortent pour leur part en repli comparé au niveau atteint une année auparavant. Elles se sont situées autour de 3,37 milliards de dirhams, en baisse de 4,7% en glissement annuel. Cette diminution résulte de la baisse de 28,9% des subventions et de 7,2% de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal au moment où les fonds de concours ont augmenté de 66,7%. Il est à préciser que les recettes des communes représentent 72,7% des recettes globales des collectivités territoriales à fin mai. La répartition des recettes des budgets principaux des collectivités territoriales par région montre, en parallèle, une forte concentration au niveau de six régions avec 72,8 % de ces recettes. Générant une valeur de 3,99 milliards de dirhams, les recettes de la région de Casablanca-Settat représentent 20,3 % des recettes globales des collectivités territoriales, suivie de la région de Rabat-Salé-Kénitra (13,7 %) au moment où les recettes de la région de Guelmim-Oued Noun représentent 2,4 %. Pour ce qui est des dépenses globales réalisées par les collectivités territoriales, elles se sont chiffrées à fin mai à 14,7 milliards de dirhams, en baisse de 3,9 % par rapport à leur niveau une année auparavant. Elles se composent à hauteur de 68,3 % de dépenses ordinaires. Ces dernières ont progressé de 12,2 % pour atteindre les 10,1 milliards de dirhams à fin mai 2024. Cette progression résulte de la hausse de 31,2 % des dépenses des autres biens et services et de 6,4 % des charges en intérêts de la dette alors que les dépenses de personnels ont baissé de 1,1 % sur ladite période. En ce qui concerne les dépenses d’investissement, elles ont fléchi de 34,5 % revenant ainsi à 3,3 milliards de dirhams à fin mai contre 5 milliards de dirhams une année plus tôt.
Selon la TGR, cette baisse s’explique par la diminution de 1,41 milliard de dirhams des émissions au titre des subventions, de 150 millions de dirhams des projets intégrés et de 99 millions de dirhams des programmes nationaux. Commentant la baisse des subventions, la TGR l’attribue à la diminution des dotations affectées aux Agences régionales d’exécution des projets (AREP) passant à 804 millions de dirhams contre 2,02 milliards de dirhams. Se référant à la TGR, la part des communes dans le total des dépenses des collectivités territoriales ressort à 72,7 % à fin mai 2024, soit des dépenses de 9,7 milliards de dirhams. Les dépenses de personnel constituent 43,1 % des budgets des communes et de 51,9 % de ceux des préfectures et provinces. De même, les dépenses réalisées par les régions sont constituées à hauteur de 70,2 % des dépenses d’investissement, de 13,8 % des charges en intérêts de la dette, de 12,4 % des dépenses de matériel et de 3,6 % des dépenses de personnel.









