Selon Mohamed Hassan Bensalah, président de la Fédération marocaine de l’assurance, l’assurance reste, par essence, un métier de confiance. Une confiance qui ne s’automatise pas et qui repose avant tout sur l’humain.
Assurance : Dans sa 12ème édition, le Rendez-vous de Casablanca de l’assurance a approfondi les réflexions sur l’avenir de l’assurance et les transformations qui en redessinent les contours.
Le Maroc et le Sultanat d’Oman renforcent leur coopération en matière d’assurance. Une convention a été conclue mercredi 15 avril lors de la séance inaugurale de la 12ème édition du Rendez-vous de Casablanca de l’assurance formalisant ainsi le partenariat entre la Fédération marocaine des assurances et l’Association omanaise des assurances (AOA). Les deux parties s’engagent ainsi à partager leurs expériences ainsi qu’à renforcer la coopération les deux marchés. Intervenant en cette occasion, Sayyid Nassir Salim Al Busaidi, président du conseil d’administration de l’AOA, a salué ce partenariat. Il a dans ce sens souligné le développement soutenu du secteur de l’assurance à Oman, porté par une croissance financière solide et des avancées réglementaires et mis en avant l’importance de la transparence, de la protection des assurés et du renforcement de la stabilité, ainsi que les efforts engagés pour simplifier les procédures, améliorer l’expérience utilisateur et renforcer les compétences.
Au-delà du cadre partenarial, le Rendez-vous de Casablanca de l’assurance, organisé par la Fédération marocaine de l’assurance (FMA), est une occasion pour débattre des enjeux du secteur. Cette 12ème édition a engagé la réflexion sur les nouveaux services et couvertures ainsi que sur les nouveaux territoires à conquérir. Elle vient mettre le cap sur les profondes mutations que connaît l’activité assurantielle marquée notamment par la digitalisation accélérée et l’essor de l’intelligence artificielle. «Notre industrie est en pleine transformation. L’intelligence artificielle, la data et l’automatisation redéfinissent nos métiers à grande vitesse. Certaines tâches disparaissent, d’autres émergent. Mais au-delà des technologies, des outils et des algorithmes, une constante demeure : l’assurance reste, par essence, un métier de confiance. Une confiance qui ne s’automatise pas et qui repose avant tout sur l’humain», peut-on relever de Mohamed Hassan Bensalah, président de la FMA. Le porte-parole des assureurs a rappelé lors de son intervention le rôle structurant de la régulation.«La régulation constitue un levier clé pour accompagner et accélérer les transformations du secteur. Elle doit à la fois protéger les assurés, garantir la solidité des acteurs et favoriser l’innovation», a-t-il souligné.
Et de poursuivre : «Au Maroc, la refonte très attendue du Livre IV du Code des assurances marque une avancée majeure, traduisant une volonté claire d’adapter le cadre réglementaire aux nouvelles réalités tout en ouvrant la voie à de nouveaux modèles». Du côté du régulateur, Abderrahim Chaffai, président de l’ACAPS, a relevé que le secteur est aujourd’hui engagé dans une phase de transformation à la fois profonde et durable portée notamment par l’intensification des risques et l’évolution rapide des usages.
«L’assurance tend à dépasser sa fonction traditionnelle d’indemnisation pour s’inscrire dans une logique plus globale de prévention, de services de conseil et d’accompagnement des assurés», explique-t-il, annonçant que le cadre de solvabilité basée sur les risques, attendu ce trimestre, vise à aligner les exigences en capital sur le profil réel des risques des entreprises. Il est à souligner que le développement de nouvelles couvertures, l’évolution des services répondant à de nouveaux besoins et l’élargissement de la couverture ont été au cœur de cette 12ème édition. Les échanges ont porté également sur la contribution du secteur des assurances à renforcer la résilience des économies et des sociétés face à l’émergence de nouveaux risques, en particulier climatiques, cyber, ainsi que ceux liés au vieillissement de la population.










