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En partenariat avec le PNUD : L’ONDH amorce une réflexion sur l’amélioration du système national d’évaluation

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Cet atelier s’inscrit dans une dynamique de consolidation des compétences nationales en matière d’évaluation des politiques sociales et de développement humain.

Atelier gouvernemental : Le 3 juin 2026 s’est tenu à Rabat un atelier gouvernemental intitulé «L’évaluation au service de la décision publique… Vers un système national d’évaluation réactif et orienté vers les résultats». Cet événement organisé par l’Observatoire national du développement humain (ONDH), en partenariat avec le PNUD, vise à renforcer les capacités des acteurs publics, à aligner le système national d’évaluation sur les standards internationaux et à promouvoir une culture de gestion axée sur les résultats et l’impact.

L’Observatoire national du développement humain (ONDH), en partenariat avec le Bureau indépendant d’évaluation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a organisé, mercredi 3 juin 2026 à Rabat, un atelier gouvernemental consacré au renforcement du système national d’évaluation des politiques publiques. Placée sous le thème « L’évaluation au service de la décision publique : vers un système national d’évaluation réactif et orienté vers les résultats », cette rencontre vise à renforcer les capacités institutionnelles des acteurs publics et à favoriser l’alignement du dispositif national d’évaluation sur les standards internationaux. Lors de la séance inaugurale de cet évènement, le président de l’ONDH, Otmane Gair, a souligné que cet atelier s’inscrit dans une dynamique de consolidation des compétences nationales en matière d’évaluation des politiques sociales et de développement humain. Dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales, des attentes citoyennes croissantes et une exigence accrue d’efficacité de l’action publique, il a rappelé que les politiques publiques sont désormais appelées à produire des résultats tangibles, mesurables et durables. «Cette exigence implique la mise en place de mécanismes capables non seulement de suivre les réalisations, mais aussi d’évaluer les résultats obtenus, de mesurer les effets produits, d’identifier les ajustements nécessaires et d’éclairer la décision publique à partir de données probantes», a-t-il affirmé. Pour le président de l’ONDH, l’évaluation ne peut plus être considérée comme un exercice ponctuel intervenant uniquement après la mise en œuvre des politiques. Elle doit devenir une fonction stratégique pleinement intégrée au cycle de l’action publique, permettant aux décideurs de mieux comprendre ce qui fonctionne, dans quels contextes et au bénéfice de quels publics. Selon lui, cette démarche contribue également à renforcer l’apprentissage institutionnel, la redevabilité, l’optimisation des ressources publiques ainsi que l’amélioration continue des programmes et politiques publiques.

Otmane Gair a, par ailleurs, mis en avant l’approche de l’évaluation axée sur les résultats, qui place l’utilité de l’évaluation au cœur de l’action publique. « Il s’agit de produire des analyses crédibles, indépendantes et opérationnelles, tout en veillant à ce que les recommandations formulées soient effectivement prises en compte pour améliorer la conception, la mise en œuvre et l’impact des politiques publiques », a-t-il expliqué. Il a également rappelé que l’ONDH œuvre, depuis sa création, à produire des analyses rigoureuses sur les dynamiques du développement humain, les conditions de vie des populations, les inégalités sociales et territoriales ainsi que les effets des politiques publiques. «Aujourd’hui, l’enjeu consiste à contribuer à l’émergence d’une véritable culture institutionnelle de l’évaluation, partagée par l’ensemble des acteurs publics, fondée sur les standards internationaux tout en restant adaptée aux priorités nationales et aux réalités territoriales du Royaume », a-t-il indiqué. Cette culture, a-t-il ajouté, doit reposer sur des principes fondamentaux tels que l’indépendance, la crédibilité, l’éthique, la transparence, l’utilité, mais également l’équité et l’inclusion sociale. De son côté, la représentante résidente du PNUD au Maroc, Ilaria Carnevalli, a qualifié cet atelier de « contribution directe à la consolidation d’une gouvernance publique fondée sur les données probantes». Elle a rappelé que le Maroc a engagé ces dernières années plusieurs réformes structurantes dans les domaines du développement humain, de la protection sociale, de la régionalisation avancée et de la modernisation de l’action publique.

« Ces réformes ambitieuses nécessitent des mécanismes d’évaluation à la hauteur de leurs objectifs, capables de mesurer les changements durables et vérifiables dans la vie des citoyens », a-t-elle souligné. Pour la responsable onusienne, l’évaluation des politiques publiques constitue un levier stratégique de transformation lorsqu’elle est institutionnalisée, indépendante et orientée vers l’utilisation des résultats. Elle contribue à renforcer la redevabilité envers les citoyens, à améliorer l’efficacité et l’efficience de l’action publique et à nourrir un cercle vertueux d’apprentissage organisationnel et d’amélioration continue des politiques publiques. Ilaria Carnevalli a également insisté sur le fait que le renforcement des capacités nationales d’évaluation représente, pour le PNUD, un investissement structurant et central pour l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, en cohérence avec les orientations du Nouveau modèle de développement. Selon les organisateurs, cet atelier ambitionne de favoriser le transfert de compétences en matière d’évaluation axée sur l’impact, afin d’améliorer l’efficacité des politiques publiques et de renforcer la culture de la performance au sein des institutions nationales.

A noter que les travaux de cet atelier ont réuni des responsables institutionnels, des experts et des acteurs engagés dans l’évaluation des politiques publiques. A l’issue de cet atelier les participants seront en mesure, entre autres, de maîtriser les normes et standards internationaux de l’évaluation, en mettant l’accent sur les principes d’indépendance, de crédibilité, d’éthique et d’utilité de l’évaluation mais aussi intégrer l’équité, l’inclusion sociale dans la conception et la mise en œuvre des évaluations, notamment en ce qui concerne les politiques sociales et la protection sociale. Cette rencontre marque ainsi une étape importante dans la consolidation d’un système national d’évaluation davantage orienté vers les résultats et fondé sur l’exploitation de données probantes au service de la décision publique.