Economie

En prélude à la 14ème Conférence ministérielle de l’OMC : Marrakech au cœur des concertations africaines

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Les ministres africains ont réaffirmé l’attachement du continent à un système commercial multilatéral ouvert, juste, inclusif, non discriminatoire et fondé sur des règles.

Intégration régionale : En marge du Forum d’affaires de la ZLECAf, les ministres africains ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un système commercial multilatéral ouvert, équitable et fondé sur des règles, tout en consolidant une position africaine commune en vue de la 14ème Conférence ministérielle de l’OMC prévue en mars 2026 à Yaoundé.

Réunis le 11 décembre à Marrakech, en marge de la deuxième édition du Forum d’affaires de la ZLECAf, les ministres africains ont réaffirmé l’attachement du continent à un système commercial multilatéral ouvert, juste, inclusif, non discriminatoire et fondé sur des règles. Cette retraite ministérielle visait à consolider la position africaine sur les principaux sujets inscrits à l’ordre du jour de la 14ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), prévue en mars 2026 à Yaoundé, au Cameroun, ainsi qu’à renforcer la coordination et le travail collectif au sein du Groupe africain. Les discussions et les interventions de cette réunion, présidée par le Maroc et modérée par le Mozambique, en sa qualité de coordonnateur du Groupe africain de l’OMC, et à laquelle ont pris part 16 ministres africains et plus de 30 délégations africaines, se sont basées sur le document consolidé du Groupe africain récemment publié à l’OMC, qui couvre les positions africaines sur les principales thématiques de l’OMC.

Lors de cette retraite, les ministres et représentants africains ont mis en exergue plusieurs éléments, notamment l’importance de préserver le traitement spécial et différencié (TSD) pour les pays en développement et les PMA. La finalité étant de garantir un développement inclusif et durable, ainsi que la nécessité de dépasser les mesures commerciales restrictives et unilatérales, qui sont perçues comme un obstacle à la reprise économique et à la stabilité des chaînes d’approvisionnement. La position du groupe Afrique vis-à-vis de la réforme de l’OMC a également été abordée. L’accent a été mis dans ce sens sur la nécessité que cette réforme devrait être guidée par le développement, renforcer la transparence, préserver la fonction de règlement des différends et doit être basée sur le consensus et l’implication de tous les pays membres.

Par ailleurs, les échanges ont fait apparaître une convergence réelle sur plusieurs questions prioritaires pour le continent africain, notamment l’agriculture et la sécurité alimentaire, les subventions à la pêche, le commerce des services, et le commerce électronique.

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