EconomieUne

En préparation à la Coupe du monde 2030 – Déplacements urbains : Casa Transports renforce son plan d’action

© D.R

Le Mondial 2030 a constitué un catalyseur déterminant pour l’accélération et le lancement de projets d’infrastructure de transport d’envergure métropolitaine et nationale.

Trafic : Ce projet vise à actualiser le Plan de déplacements urbains de 2017 afin de définir un plan d’action à l’horizon 2030, basé sur une mobilité intégrée. Il s’articule autour de plusieurs priorités : le développement du réseau de transports en commun (TCSP) connecté aux autres modes (train, tramway, bus), l’amélioration de la fluidité du trafic routier, la restructuration du réseau de bus pour une meilleure couverture, ainsi que la mise en place de parkings relais pour encourager l’intermodalité. Le projet intègre également la préparation de la Coupe du monde 2030, avec un dispositif spécifique pour gérer les déplacements vers le Grand Stade Hassan II et assurer une organisation efficace des flux de spectateurs.

Casa Transports entend moderniser son Plan de déplacements urbains (PDU) adopté en 2017 pour définir un plan d’action à l’horizon 2030. Il s’agit d’élaborer un plan d’action opérationnel à l’horizon 2030, en définissant un scénario de mobilité intégrée capable de répondre aux enjeux croissants de circulation et d’urbanisation. Ce projet ambitieux repose sur plusieurs axes majeurs. D’abord, l’extension du réseau de transport en commun en site propre (TCSP) constitue un pilier central. Il s’agit de préciser les tracés, le phasage et le dimensionnement des futures lignes, tout en assurant leur articulation avec les autres modes de transport, notamment les réseaux ferroviaires (RER, LGV), le tramway, les bus à haut niveau de service (BHNS) ainsi que le réseau de bus restructuré. L’objectif est de créer de véritables pôles d’échanges multimodaux aux points stratégiques de correspondance.

Parallèlement, une attention particulière est portée à la fluidification du réseau viaire. Cela passe par la mise en place de mesures de gestion du trafic et de régulation de la demande, incluant la hiérarchisation du réseau routier, l’optimisation de la capacité des carrefours critiques et la gestion dynamique des axes pénétrants. Ces actions intègrent également l’impact des nouvelles infrastructures autoroutières sur la redistribution des flux de circulation. La restructuration du réseau de bus constitue un autre levier essentiel. Elle prévoit la mise en place d’un schéma hiérarchisé distinguant les lignes structurantes, de maillage et de rabattement. Ce redimensionnement vise à assurer une meilleure cohérence avec le déploiement du TCSP, tout en améliorant la régularité du service et la couverture territoriale. En complément, le développement des parkings relais (P+R) est envisagé comme un outil stratégique pour encourager l’intermodalité. Leur identification, leur localisation et leur dimensionnement seront pensés en interface avec les stations TCSP et les gares ferroviaires, notamment aux entrées de l’agglomération, afin de favoriser le report modal vers les transports collectifs. La dimension événementielle est également intégrée à cette réflexion, notamment dans la perspective de la Coupe du monde FIFA 2030. Un dispositif spécifique sera conçu pour gérer les flux de spectateurs vers le Grand Stade Hassan II, d’une capacité de 115.000 places.

Ce plan inclura la modélisation de l’accessibilité multimodale, la mise en place de services de transport temporaires, la gestion du stationnement lors des événements ainsi qu’une coordination renforcée entre les différents opérateurs, conformément aux exigences de la FIFA. « Le PDU 2017 couvrant le territoire de l’ECI Al Baida (préféctures de Casablanca et Mohammedia et provinces de Mediouna et Nouaceur) a permis de caractériser les principaux dysfonctionnements affectant le réseau de transport – en particulier la congestion chronique du réseau viaire primaire, l’inadéquation de l’offre de transport en commun par rapport à la demande croissante, la prédominance du mode routier individuel et la faiblesse de la part modale des transports collectifs et des mode actifs- et d’y apporter des réponses structurées autour d’axes d’intervention complémentaires, portant notamment sur le développement du réseau de Transport en commun en site propre, la hiérarchisation et le maillage du réseau viaire, la régulation du stationnement, la promotion de l’intermodialité et de l’intégration tarifaire, ainsi que le renforcement de la gouvernance institutionnelle de la mobilité métropolitaire », affirme Casa Transports.

Or depuis l’élaboration dudit PDU, le territoire couvert par le périmètre d’étude a connu des mutations structurelles majeures qui rendent indispensables l’approfondissement et l’actualisation du plan d’action opérationnel initialement arrêté à l’horizon 2030. A ce propos, Casa Transports rappelle que la désignation du Maroc comme co-organisateur de la Coupe du monde FIFA 2030, conjointement avec l’Espagne et le Portugal, a constitué un catalyseur déterminant pour l’accélération et le lancement de projets d’infrastructure de transport d’envergure métropolitaine et nationale.
A cela s’ajoute le fait que le périmètre d’étude connaît une évolution sociodémographique notable, caractérisée par un déplacement progressif du centre de gravité démographique de l’agglomération vers les provinces de Médiouna et Nouaceur. En plus, d’importants investissements en infrastructures routières ont été engagés ou programmés, à commencer par le programme de développement des infrastructures de Casablanca-Ouest, lequel prévoit la réalisation de trémies et de voies structurantes visant à décongestionner les nœuds de circulation et les axes de pénétration les plus sollicités de la partie ouest de l’agglomération. Dans le même sens, l’offre de transport en commun en site propre a été renforcée considérablement avec la mise en service des lignes de tramway T3 et T4, totalisant 26,5 km de tracé et 39 stations ainsi que les lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) Bw1 et Bw2 portant le réseau de tramway à 73 km et 107 stations.

En même temps, l’extension de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca, inscrite dans le plan national «Aéroports 2030», constitue un projet de portée stratégique majeure. «Elle comprend la construction d’un troisième terminal (T3) d’une capacité additionnelle de 20 à 30 millions de passagers par an, la réalisation d’une nouvelle piste indépendante ainsi que l’intégration d’une gare LGV au sein du complexe aéroportuaire, pour un indépendance ainsi que l’intégration d’une gare LGV au sein du complexe aéroportuaire, pour un investissement global estimé à 15 milliards de dirhams et une livraison prévue à l’horizon 2029.
Ce projet ambitionne de positionner Casablanca comme hub aérien intercontinental de premier plan, et redéfinit les enjeux d’accessibilité terrestre multimodale à l’échelle de l’ensemble de l’aire métropolitaine», explique la même source.