Ce programme national concerne 37 autorités délégataires, 18 communes, 12 établissements de coopération intercommunale et 7 groupements de collectivités territoriales.
Mobilité urbaine : Il sera procédé dans le cadre de ce programme à l’acquisition de 3.746 autobus, à la mise en place de systèmes de billetterie, d’assistance à l’exploitation et à la construction d’infrastructures telles que les parkings, les arrêts de bus, la signalétique et les centres de maintenance.
Lors de son passage au Parlement, Abdelouafi Laftit a passé en revue les dispositions du nouveau programme de transport urbain par bus couvrant la période allant de 2025-2029. Ce dispositif couvrira en effet 84 villes et agglomérations urbaines. «Dans sa première phase, ce programme national concerne 37 autorités délégataires, 18 communes, 12 établissements de coopération intercommunale et 7 groupements de collectivités territoriales», assure M. Laftit faisant savoir que le coût total des investissements alloués à ce programme s’élève à 11 milliards de dirhams.
Se référant au ministre, ce budget est destiné à financer l’acquisition de 3.746 autobus, la mise en place de systèmes de billetterie, d’assistance à l’exploitation, d’information voyageurs, et enfin la construction d’infrastructures telles que les parkings, les arrêts de bus, la signalétique et les centres de maintenance. «Ce nouveau modèle de gestion du transport en commun se veut en rupture totale avec les anciennes expériences dans le secteur de transport urbain», a fait observer le ministre. Ce dernier énumère les trois principes qui guident la mise en œuvre de ce modèle. Citons dans ce sens la séparation entre l’investissement et l’exploitation, la prise en charge intégrale de tous les investissements par les autorités délégataires et l’adoption de nouveaux outils de suivi et de contrôle des contrats d’exploitation. Le responsable a indiqué que le financement repose, quant à lui, sur un modèle tripartite : un tiers sera assuré par les régions, les deux tiers restants étant couverts par le Fonds d’accompagnement des réformes du transport routier, notant que les contributions conjuguées des ministères de l’intérieur et des finances à ce fonds ont été revues à la hausse, passant de 1 à 1,5 milliard de dirhams, portant l’enveloppe annuelle globale de 2 à 3 milliards de dirhams. Selon M. Laftit, la mise en œuvre du programme se fera progressivement sur trois phases. La première phase concerne, en effet, 6 autorités délégataires couvrant 23 villes et agglomérations urbaines. Elle a démarré par le lancement des appels d’offres pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage, notamment à Marrakech, Tanger, Tétouan, Agadir, Benslimane et Fès.
«Les bureaux d’études ont déjà été désignés pour Marrakech, Tanger, Agadir et Tétouan», relève-t-on de M. Laftit. Et de poursuivre: «Les appels d’offres ont également été lancés pour l’acquisition de 1.317 autobus par les sociétés de développement local concernées». Le ministre a, à cet égard, relevé que les marchés de 968 véhicules ont été attribués, tandis que ceux des 349 restants feront l’objet d’un nouveau lancement, faute d’offres recevables ou conformes aux exigences techniques. Des appels d’offres sont aussi en cours pour les systèmes de billetterie et d’aide à l’exploitation. La liste des entreprises sélectionnées sera annoncée avant le 15 courant. Pour ce qui est de la deuxième phase, elle portera sur 18 autorités délégataires et couvrira 24 villes et agglomérations urbaines. Cette phase prévoit la préparation des appels d’offres pour l’achat de 827 autobus et des systèmes de gestion ainsi que l’identification des futurs gestionnaires.
En parallèle, la troisième phase s’étendra à 13 autorités délégataires et couvrira 37 nouvelles villes et agglomérations urbaines, selon un calendrier lié à l’expiration des contrats actuellement en vigueur.









