Endettement des ménages : Près de 14 milliards DH de crédits contractés en 2020

Endettement des ménages : Près de 14 milliards DH de crédits contractés en 2020

Ils se sont repliés de 6,6 milliards de dirhams comparé à une année auparavant

«Les flux financiers entre les secteurs résidents ont été marqués en 2020 par une décélération des crédits contractés par les agents non financiers et de leurs détentions en parts des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM)». Un constat fait par Bank Al Maghrib dans son dernier rapport annuel de l’année 2020. Tout un chapitre a été réservé à l’analyse des flux financiers entre les secteurs résidents notamment ceux des ménages des administrations publiques et des sociétés non financières. S’agissant des ménages, la Banque Centrale relève une amélioration de 104,1 milliards de dirhams de leurs avoirs financiers en 2020.

«Cette évolution traduit essentiellement une hausse de 50,4 milliards de dirhams de leurs détentions en numéraire, ainsi qu’un accroissement de 42,8 milliards de leurs dépôts, avec en particulier un rebond de 45,1 milliards de dirhams ceux à vue», explique Bank Al Maghrib dans son rapport. Et de préciser que «les détentions en titres d’OPCVM sont restées stables après une amélioration de 1,2 milliard une année auparavant». En parallèle, le flux des emprunts contractés par les ménages auprès des sociétés financières s’est établi à 13,9 milliards de dirhams en 2020 contre 20,5 milliards de dirhams en 2019. Dans le détail, les crédits à la consommation ont reculé de 2,6 milliards de dirhams après une progression de 6,8 milliards de dirhams au moment où les prêts à l’habitat ont affiché un accroissement de 7,4 milliards de dirhams contre 7,9 milliards de dirhams en 2019. De l’autre côté, les opérations financières des administrations publiques avec les résidents ont été marquées par une progression du flux de leurs engagements ainsi qu’un ralentissement de celui de leurs créances. Se référant aux chiffres de Bank Al Maghrib, les émissions nettes en bons du Trésor ont atteint à fin 2020 les 43,6 milliards de dirhams après s’être établies à 10,9 milliards de dirhams en 2019.

Les dépôts auprès du Trésor ont affiché, quant à eux, un repli de 6,9 milliards de dirhams contre une progression de 7,6 milliards de dirhams un an auparavant. Constitués principalement des placements des organismes de prévoyance et retraite à régime obligatoire, les actifs financiers des administrations publiques se sont améliorés de 5,4 milliards de dirhams. Leurs détentions en titres d’OPCVM s’inscrivent toutefois en hausse. Elles ont affiché une augmentation de 13 milliards de dirhams au moment où leurs dépôts ont totalisé un additionnel de 2,8 milliards de dirhams. Cependant, leurs avoirs en bons du Trésor se sont inscrits en baisse de 11,9 milliards de dirhams. Pour ce qui est des sociétés non financières, leurs engagements se sont alourdis de 21,3 milliards de dirhams. Bank Al Maghrib explique cela par l’accroissement de 10,7 milliards de dirhams des émissions nettes de titres en dette. La Banque centrale relève également un flux de 10,6 milliards de dirhams des crédits contractés auprès des sociétés financières. Les crédits bancaires à l’équipement destinés aux sociétés non financières privées ont reculé, à cet effet, de 5,4 milliards de dirhams après une hausse de 5,6 milliards en 2019. En analysant les actifs des sociétés non financières, Bank Al Maghrib relève une hausse de 2,2 milliards de dirhams à fin 2020. Cette progression résulte de la hausse de 10,1 milliards de leurs dépôts à vue et de 2,9 milliards de leurs détentions en Bons du Trésor. La Banque centrale observe dans le même sens une baisse de 6,3 milliards de dirhams des dépôts à terme et un repli de 2,1 milliards de dirhams de leur portefeuille de titres d’OPCVM.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *