Engagé pour le développement économique du continent : Le Maroc, un des premiers investisseurs en Afrique

Engagé pour le développement économique du continent  : Le Maroc, un des premiers investisseurs en Afrique

L’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) vient de dévoiler un rapport réalisé avec le cabinet Mazars sous le thème «Analyse de l’investissement en Afrique en 2020».

Ce document publié à l’occasion de la journée internationale de l’Afrique traite de quatre volets, à savoir le contexte d’attractivité globale du continent africain, l’investissement en Afrique, l’investissement direct étranger sur le continent et l’investissement direct étranger intra-africain. Sur fond de Covid-19, cette analyse explore également le nouveau paradigme de l’investissement en Afrique ainsi que les opportunités d’affaires dans le cadre de la Zlecaf. Elle explique dans ce sens que le Maroc s’est inscrit dans une stratégie ambitieuse visant le renforcement de ses relations avec les économies du continent. Sur le plan commercial, près de 1.000 accords ont été conclus entre le Maroc et ces pays amis (28 pays du continent) avec l’idée de diversifier et d’intensifier les échanges. Sur le volet de l’investissement, le pays dispose également d’investissements directs dans 30 pays du continent. «Ce qui en fait l’un des premiers investisseurs étrangers en Afrique avec un stock de 37 milliards de dirhams injectés entre 2003 et 2017. En moyenne, sur cette période, cette valeur a constitué 60% du total des IDE sortants du Royaume vers les marchés étrangers», précise le rapport ajoutant que la région d’Afrique de l’Ouest, qui regroupe l’essentiel des partenaires économiques importants du Royaume dans le continent, a accueilli plus de la moitié de la valeur des IDE marocains en Afrique.

«L’attractivité globale du continent n’est plus à démontrer en dépit des défis politiques qui persistent encore et sa forte vulnérabilité aux chocs extérieurs conjoncturels, en l’occurrence la crise du Coronavirus. Celle-ci a ouvert de nouvelles opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs devenus stratégiques pour le continent. En matière de climat des affaires, l’Afrique a tout de même réalisé d’importants sauts qualitatifs, d’acquis socio-économiques, consacrant par ce même fait l’émergence d’une classe moyenne à revenus relativement élevés et qui porte sur une véritable consommation intérieure créatrice de dynamique économique et porteuse d’opportunités pour les entreprises africaines, en l’occurrence celles du Maroc. Ce contexte ouvre d’immenses potentiels de développement d’activité pour plusieurs secteurs phares et matures de l’économie nationale», soulignent les auteurs de ce rapport.

En termes de classement Doing Business 2020, le Maroc (53ème mondial) est dans le top 3 des économies les plus réformatrices en Afrique après l’île Maurice (13ème) et le Rwanda (38ème). La transformation du continent est en marche. Ainsi, le secteur de l’investissement est marqué par une profonde diversification des types d’acteurs et de produits d’investissement en opération sur le continent, et un relèvement des qualités des projets, en particulier grâce au recours de plus en plus généralisé au modèle de partenariat public-privé (PPP). Sur la période allant de 2008 à 2018, cinq économies africaines ont constitué plus de 50% des initiatives réussies dans le modèle du PPP, à savoir l’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria, l’Égypte et le Ghana.

Pour les réalisateurs de ce document la montée en puissance de l’économie marocaine «est portée depuis quelques années par les efforts de l’Etat dans l’industrialisation du pays. Le Royaume s’est lancé dans un processus avancé de positionnement sur de nouveaux métiers tels que l’automobile, l’aéronautique et l’électronique, à travers le Plan d’accélération industrielle».

L’Afrique nouvel horizon de compétitivité

Dans un climat d’incertitude, le monde se dirige progressivement vers une sortie de crise. L’Afrique devra saisir cette opportunité afin de créer une dynamique économique en faveur de ses populations. La relocalisation est une des tendances fortes découlant de la crise sanitaire. «La Chine «usine du monde» est de moins en moins évidente. La situation de saturation économique qui prévaut dans les marchés occidentaux pousse les investissements vers le continent, plus que jamais relais d’opportunités. Des secteurs d’investissement à forte valeur ajoutée – tels que les énergies renouvelables, les services financiers et les TIC – y ont trouvé des terrains de jeu propices», souligne ledit rapport indiquant que la plupart des économies du continent sont aujourd’hui conscientes de cet état de fait.

«De nombreuses réformes ont été menées dans l’amélioration de leur environnement des affaires et, par la même occasion, leur attractivité économique globale. Aussi, l’entrée en vigueur de la Zlecaf ouvre d’importantes perspectives de développement des flux et des initiatives d’investissement intra-africains», souligne la même source. Le Maroc a, pour sa part, initié depuis plus d’une décennie une nouvelle dynamique d’investissement. Parallèlement, la diplomatie économique marocaine a réussi à développer «d’importants rapports équilibrés avec ses partenaires économiques subsahariens. Cette coopération, basée sur le principe du codéveloppement et de la coconstruction, continue encore aujourd’hui de se renforcer et de se diversifier, couvrant plusieurs domaines stratégiques pour l’émergence économique du continent», conclut le rapport.

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