Événementiel : Les professionnels espèrent une reprise rapide de l’activité

Événementiel : Les professionnels espèrent une reprise rapide de l’activité

Manque de visibilité, attentisme, résilience…

Pour 93,5% des acteurs de l’événementiel, le secteur traverse la pire conjoncture qu’il ait jamais connue. C’est ce que confirme une étude lancée par le GPPEM et conduite par le Cabinet VQ. Cette crise a engendré une baisse de leur chiffre d’affaires de plus de 75%, d’une réduction des effectifs de près de 55% et d’un recours croissant au crédit.
Cette crise a même poussé certains prestataires à vendre leurs biens immobiliers et mobiliers pour affronter les répercussions de cette crise. Cette étude baptisée «Impact de la pandémie sur le secteur de l’industrie de l’événementiel» englobe les entités et personnes intervenant dans le secteur de l’événementiel (entreprises et freelances). Elle a été réalisée entre le 21 et 28 janvier 2021 auprès de 206 professionnels du secteur (87,7% d’entre eux sont des gérants, directeurs généraux ou encore propriétaires des entités représentées).

L’objectif étant d’évaluer la situation, d’identifier l’impact de la crise sur les opérateurs de l’événementiel en comparaison avec les autres secteurs économiques, de faire le point sur ses conséquences en termes de chiffre d’affaires, d’employabilité, de trésorerie et de perspectives à court terme. Les entreprises de l’événementiel se disent rester «résilientes, combatives et fières mais à la limite du supportable aujourd’hui».

Etat de fait

Les professionnels interrogés dans le cadre de cette démarche font état d’une situation «plus compliquée» pour leur secteur comparativement au reste de l’économie (87,5%).
Eu égard à leurs obligations contractuelles et/ou salariales, les entreprises du secteur ont recouru massivement au crédit bancaire (malgré son insuffisance et sa cherté au regard de la conjoncture) et aux aides de l’Etat sollicitées par 63% des sondés qu’ils estiment par ailleurs insuffisantes et non régulières. Dans ce sens, le recours au crédit a concerné exclusivement Damane Oxygène (30% des demandeurs) et Damane Relance (20%). En se référant aux chiffres (crédits et aides publiques), on observe qu’une bonne partie des acteurs de l’événementiel a privilégié les recours «domestiques» pour renflouer leurs trésoreries (aide familiale et amis, outre la vente de biens immobiliers et mobiliers).

Parallèlement les acteurs de l’événementiel ont dû subir le règlement de différends à l’amiable (60% des litiges) afin d’éviter les procédures judiciaires longues et onéreuses. «Cet état reflète un véritable sinistre que les professionnels semblent ne plus supporter et a conduit et continue de conduire à la fermeture pure et simple de nombreuses entités. D’ailleurs, 35% des entreprises du secteur ont opté pour l’abandon de leurs activités», précise la même source.

Solutions et perspectives

Les acteurs de l’industrie de l’événementiel préconisent qu’une aide soutenue de la part des autorités publiques est à même de leur permettre de se maintenir. Cela concerne la consolidation et le renforcement des aides aux salariés, en tenant compte de l’échelle des salaires selon le cadre et la compétence, l’exonération totale des charges fiscales et sociales pour les exercices 2020/2021, le report des échéances bancaires de 2020 et 2021 sans intérêt et l’octroi de crédits sans intérêts pour les entreprises du secteur qui y auront recours durant l’année 2021. «Ces aides et facilités, dans la limite de leurs effets structurels, sont le seul canal qui permettrait à ce secteur de continuer à exister en attendant le retour à la normalité. A cet égard, les professionnels estiment que l’organisation d’événements en présentiel est la seule voie qui favoriserait le retour de leurs activités à la situation normale, dans le respect strict et rigoureux, bien évidemment, du Protocole sanitaire proposé par le GPPEM depuis juillet 2020», précise l’étude indiquant que l’événementiel ne vit que par l’organisation d’événements en présentiel, surtout que les annulations surprises dès fin février 2020 ont cette caractéristique de ne pas voir en le virtuel un moyen de leur efficience et leur fiabilité.

Ils sont 97,5% à se dire prêts à respecter un protocole sanitaire des plus stricts, dès lors que la reprise de l’activité est annoncée. De même, 88,5% des professionnels sondés n’imaginent pas leur métier se passer de présentiel dans l’avenir.
Pour eux, le virtuel et l’hybride ne sont que des solutions provisoires. Plus encore, près de 60% des acteurs questionnés dans le cadre de cette étude déclarent n’avoir aucune visibilité commerciale pour les prochains mois. Il convient aussi de signaler que 40% des concernés se disent plutôt faire preuve d’attentisme même si la tendance générale est à l’optimisme.

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