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Face aux arnaques dans le recrutement à l’étranger, l’OIM tire la sonnette d’alarme

Face aux arnaques dans le recrutement à l’étranger, l’OIM tire la sonnette d’alarme

La campagne de sensibilisation contre les fraudes dans les recrutements vers l’étranger que vient de lancer le bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Maroc porte un nom : Kounealabal.ma. Le site qui la porte renseigne les travailleur(e)s marocain(e)s sur les fraudes dans les recrutements vers l’étranger. La sensibilisation continue au-delà de la plateforme car les enjeux sont réels : 25 millions sur 169 millions de travailleur(e)s à travers le monde sont victimes d’arnaques… Explications.

Cela fait quelques mois déjà que le site web Kounealabal.ma a été lancé (22 avril 2022). Mais la campagne de sensibilisation continue par les responsables de l’OIM pour sensibiliser les travailleurs et travailleuses marocain(e)s aux risques de fraude lors des recrutements vers l’étranger. L’objectif d’une telle démarche est de leur fournir toutes les informations nécessaires pour une migration de travail sûre. L’action menée entre l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le ministère de l’inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences et le BIT (Bureau international du travail) avec l’appui financier de l’Union européenne l’a rendue possible…

La plateforme bilingue (arabe et français) avait été lancée en décembre 2021 et porte aujourd’hui la campagne «Koune Ala Bal» (“Sois attentif” en français) sur le recrutement éthique et équitable. Conçue comme un tableau de bord d’indicateurs à destination des travailleur(e)s marocain(e)s, l’espace digital abrite, en effet, toutes les informations pratiques et les conseils utiles. Il renvoie aussi aux sources officielles -et donc fiables- permettant aux travailleur(e)s  d’éviter les fraudes et arnaques dans le recrutement international. Les offres d’emploi fictives, les frais injustifiés, ou encore les recruteurs informels aux pratiques non éthiques représentant les principaux risques rencontrés durant un projet de travail à l’étranger.

C’est d’ailleurs dans cette optique que Laura Palatini, cheffe de mission de l’OIM au Maroc, avait rappelé que «dans le monde entier, il est estimé que sur les 169 millions de travailleuses et travailleurs migrant-e-s, au moins 25 millions de personnes sont victimes du travail forcé, notamment à cause de dettes contractées auprès de recruteurs et d’employeurs ne respectant pas les droits des travailleurs» (Sources : OIT et OIM). La campagne de sensibilisation «Koune Ala Bal» s’inscrit, par ailleurs, dans le cadre du programme régional THAMM «Pour une approche globale de la gouvernance des migrations et de la mobilité de la main-d’œuvre en Afrique du Nord (THAMM)». Ce dernier dispositif est mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Agence belge de développement (Enabel) et l’Agence de coopération internationale allemande (GIZ) et financé par l’Union européenne.

De son côté, Severin Strohal, chef de la section gouvernance de l’Union européenne au Maroc, souligne que «l’Union européenne est partenaire avec le Maroc pour appuyer des opportunités de migration mutuellement bénéfiques dans des conditions sûres et régulières pour les personnes concernées. Grâce à ce site web, les candidats à la migration régulière vont pouvoir envisager leur projet d’emploi avec plus d’assurance et de sérénité».

La boucle est bouclée et les travailleurs potentiels sont avertis. Les médias et les réseaux sociaux ont été sollicités en effet par le bureau de l’OIM pour porter leur voix et protéger cette population en quête d’un avenir meilleur à l’étranger… L’enjeu est social avant d’être économique.

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