L’utilisation des facteurs d’émissions adaptés au contexte marocain se doit de répondre aux meilleures pratiques internationales, pouvant être décrites et justifiées auprès du GIEC.
Développement durable : Le ministère de la transition énergétique et du développement durable vient de lancer deux études majeures. La première concerne le développement des facteurs d’émissions des gaz à effet de serre adaptés au contexte marocain et la deuxième est sur l’élaboration du rapport sur les progrès de la mise en œuvre des mesures d’atténuation de la CDN (Contribution déterminée au niveau national) du Maroc. Ces études s’alignent sur les engagements pris par le Royaume.
Le Maroc fait de la durabilité un axe central dans la mise en œuvre de ses projets de développement. Dans ce sens, le ministère de la transition énergétique et du développement durable vient de lancer deux études majeures. La première concerne le développement des facteurs d’émissions des gaz à effet de serre adaptés au contexte marocain et la deuxième est sur l’élaboration du rapport sur les progrès de la mise en œuvre des mesures d’atténuation de la CDN (Contribution déterminée au niveau national) du Maroc. La réalisation d’une étude sur le développement des facteurs d’émissions des gaz à effet de serre adaptés au contexte marocain devrait permettre, selon le département du développement durable, de disposer d’une série de facteurs d’émissions vérifiés pouvant être utilisés dans le cadre des calculs des inventaires nationaux. Pour le ministère, l’utilisation des facteurs d’émissions adaptés au contexte marocain se doit de répondre aux meilleures pratiques internationales, pouvant être décrites et justifiées auprès du GIEC. «En formulant sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) actualisée qui a revu à la hausse l’ambition climatique avec un objectif de réduction de 45,5% des émissions de GES d’ici 2030 par rapport à la projection en cours normal des affaires, où la plupart des secteurs émetteurs de GES se sont engagés à réduire leurs émissions, le Maroc s’inscrit parfaitement dans les obligations attendues par le cadre international sur le changement climatique de l’Accord de Paris. Cependant, la mise en œuvre de la CDN nécessite un système MRV national robuste en accord avec le renforcement du cadre de la transparence de l’Accord de Paris», indique le département du développement durable.
Ce dernier rappelle que le projet de l’Initiative de renforcement des capacités pour la transparence (CBIT) a la vocation de renforcer le système de transparence du Maroc en matière de changement climatique en créant un environnement institutionnel favorable pour assurer des engagements durables des principales parties prenantes, en renforçant les capacités et les compétences, en développant des outils appropriés, des méthodologies et en renforçant l’infrastructure du système d’information. «Le projet a pour objectif d’établir les conditions préalables pour un cadre de transparence renforcé au Maroc en soutenant les efforts déjà engagés par le pays. Il œuvre au développement d’un cadre de transparence intégré pour la planification et le suivi de la mise en œuvre de la CDN et ce conformément aux engagements internationaux du pays», souligne la même source.
Comme l’explique le département du développement durable, disposer de ses propres facteurs d’émissions a toujours figuré parmi les priorités du Maroc, et ce en vue de disposer d’inventaires nationaux plus représentatifs des secteurs émetteurs (agriculture, foresterie, transport, énergie). «Dans ce cadre, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement (FM6E) a initié il y a une décennie ce travail, en adaptant au cas du Maroc l’outil Bilan Carbone® de la France. En poursuivant ses efforts, la FM6E vient d’achever une nouvelle version de l’outil Bilan Carbone Maroc, avec 533 facteurs d’émissions adaptés aux activités du Maroc», ajoute la même source. La deuxième étude sur l’élaboration du rapport sur les progrès de la mise en œuvre des mesures d’atténuation de la CDN du Maroc est lancée dans le cadre du respect des engagements du Maroc dans le cadre de la CCNUCC et son Accord de Paris pour contribuer aux efforts internationaux en matière de lutte contre le changement climatique. « En effet, l’Accord de Paris constitue un jalon majeur dans les efforts mondiaux visant à atténuer les changements climatiques.
En effet, l’Accord de Paris stipule la contribution des pays signataires à limiter le réchauffement mondial bien en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, avec des efforts pour le limiter à 1,5 degré Celsius. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, l’Accord prévoit, dans le cadre de la transparence, la formulation et la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) par chaque pays partie à la CCNUCC et ayant ratifié ledit Accord », explique le département du développement durable. Et de préciser : «Établi par l’article 13 de l’Accord de Paris, le Cadre de transparence renforcé permet de suivre la progression de chaque pays en matière d’engagements climatiques. En effet, la transparence et le reporting sur l’action climatique sont cruciaux à plusieurs égards.
Premièrement, ils permettent à la communauté mondiale d’évaluer les progrès collectifs et contribuent à instaurer la confiance sur le fait que chacun joue son rôle. Ils sont également essentiels pour atteindre le plein potentiel de l’Accord de Paris, en fournissant une base pour renforcer les ambitions». Dans ce sens, les parties doivent soumettre leur premier rapport biennal au titre de la transparence et leur rapport national au plus tard le 31 décembre 2024.










