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«Family Offices» : Quel potentiel d’émergence au Maroc ?

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L’Association marocaine des investisseurs en capital en décrypte les enjeux

Ecosystème favorable : Pour le Maroc, leur émergence représente une opportunité stratégique permettant de renforcer la souveraineté financière, attirer des capitaux privés et favoriser la transmission intergénérationnelle de la richesse. Le développement d’un écosystème favorable constituera une étape clé vers la consolidation du rôle du Maroc comme hub régional de l’investissement familial structuré. C’est ce que revèle une note récemment dévoilée par l’Association marocaine des investisseurs en capital. Les détails.

L’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC) explore dans une note de synthèse les tendances internationales des Family Offices et examine leur potentiel d’émergence au Maroc. «Cette note présente les principaux enseignements du rapport 2025 «Family Office Investment Insights – Adapting to the Terrain» publié par Goldman Sachs, en les mettant en perspective avec la réalité marocaine. Elle souligne la montée en puissance des Family Offices (FO) sur la scène mondiale et analyse les leviers d’adaptation pour un pays où leur structuration demeure encore embryonnaire mais stratégique. Le document met en lumière un acteur clé encore peu présent au Maroc et ouvre la réflexion sur les réformes nécessaires – notamment en matière de mobilité des capitaux, fiscalité et gouvernance patrimoniale – afin de favoriser l’émergence de ces structures et de mobiliser du capital patient national et régional», indique ladite note.

Au Maroc, cet écosystème est en phase de structuration. «La structuration formelle des Family Offices au Maroc demeure à un stade préliminaire. Le cadre réglementaire, fiscal et juridique actuel pourrait être progressivement ajusté afin d’accompagner la montée en puissance de ces acteurs, notamment en matière de mobilité des capitaux, de souplesse fiscale et de reconnaissance juridique adaptée à leurs spécificités patrimoniales», relève la même source. Parmi les atouts et les leviers d’évolution, la note cite Casablanca Finance City (CFC) qui offre un cadre attractif pour abriter des Family Offices régionaux, les réformes du droit des sociétés et des marchés de capitaux qui ouvrent la voie à des structures plus sophistiquées et l’internationalisation de conglomérats marocains (industrie, finance, énergie) qui crée un socle favorable à la professionnalisation de la gestion patrimoniale. Dans le même sens, les domaines à fort potentiel pour les FO marocains s’alignent sur les tendances globales, à savoir les énergies renouvelables, la santé, l’agro-industrie et la transformation digitale. «Les Family Offices s’imposent comme des acteurs structurants de l’investissement privé mondial, alliant capital patient, flexibilité et innovation.

Pour le Maroc, leur émergence représente une opportunité stratégique: renforcer la souveraineté financière, attirer des capitaux privés et favoriser la transmission intergénérationnelle de la richesse. Le développement d’un écosystème favorable – combinant cadre réglementaire, fiscalité adaptée et gouvernance patrimoniale – constituera une étape clé vers la consolidation du rôle du Maroc comme hub régional de l’investissement familial structuré», conclut la même source.