Extension de la Ligne à grande vitesse et renforcement de la mobilité et la compétitivité logistique du Maroc
Mobilité : La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 205 millions d’euros en faveur du Maroc pour soutenir le développement des infrastructures ferroviaires.
Un nouveau soutien financier pour accélérer la transformation ferroviaire du Maroc. Réuni à Abidjan, le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a accordé un prêt de 205 millions d’euros au Royaume pour moderniser le corridor Kénitra–Marrakech, développer la grande vitesse et améliorer la mobilité des voyageurs et des marchandises.Ce financement est en effet destiné pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF). Cette opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire Kénitra-Marrakech, qui concentre une part importante des flux de voyageurs et de marchandises du pays. Elle contribuera à cet objectif à travers l’extension de la Ligne à grande vitesse (LGV) et le renforcement de l’infrastructure ferroviaire existante sur cet axe stratégique. En améliorant la fluidité des déplacements entre les grands pôles économiques et urbains du Royaume, le projet favorisera une mobilité plus durable et une meilleure connectivité territoriale. «En combinant l’extension de la Ligne à grande vitesse et la modernisation des infrastructures existantes, cette opération accompagnera la hausse des trafics voyageurs et marchandises, fluidifiera les échanges et réduira les temps de parcours. À terme, elle renforcera la compétitivité logistique du Maroc et consolidera son rôle de hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique», a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la BAD au Maroc. Le projet prévoit l’acquisition d’équipements destinés à moderniser les infrastructures ferroviaires sur le corridor Kénitra–Marrakech et autour du hub ferroviaire de Casablanca. Il comprend notamment la fourniture de rails neufs et d’appareils de voie pour les lignes conventionnelles et la LGV, permettant d’augmenter la capacité du corridor et d’améliorer durablement ses performances opérationnelles.
Le PADIF intègre également une composante d’appui à la gestion du projet couvrant la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre ainsi que le suivi-évaluation des résultats et de leur impact, afin d’assurer une mise en œuvre efficace. Au-delà de son impact positif sur la mobilité, le projet soutiendra la transition vers des modes de transport plus durables et plus respectueux de l’environnement et générera des retombées économiques significatives grâce à la réduction des temps de trajet et des coûts logistiques. En contribuant au développement d’infrastructures résilientes et durables, cette opération s’aligne pleinement sur les quatre points cardinaux du Groupe de la Banque ainsi que sur le document de stratégie-pays 2024-2029 de l’institution pour le Maroc.
Elle s’inscrit dans les priorités du Nouveau modèle de développement et du plan «Rail 2040», qui vise à moderniser le réseau ferroviaire national. Rappelons que depuis 1978, le Groupe de la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc. Ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que les transports, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier.










