Filière sucrière : Nouveau cap pour la production nationale

Filière sucrière : Nouveau cap pour la production nationale

Depuis le lancement du Plan Maroc Vert, la filière sucrière a bénéficié d’un grand appui financier et technique visant à renforcer sa chaîne de valeur. Une dynamique qui a été fortement animée par les contributions de Cosumar. Acteur majeur de la filière, le Groupe marocain spécialisé dans l’extraction, le raffinage, le conditionnement et la distribution du sucre se veut le premier responsable de l’approvisionnement du marché national dont le besoin se fixe à 1,2 million de tonnes par an. L’engagement de Cosumar dans la promotion de la production sucrière sur le territoire national a également été accompagné par plusieurs refontes. Citons dans ce sens les cessions de capital réalisées par le groupe. La dernière en date est celle de janvier 2014, à travers laquelle le consortium d’investisseurs institutionnels s’est adossé à Wilmar pour former à hauteur de 54 % un nouveau bloc de contrôle. Le développement régional s’est également inscrit dans l’agenda de Cosumar. Le Groupe a investi dans ce sens 5 milliards de dirhams pour la mise à niveau des sucreries et de la raffinerie tout en misant sur l’extension de leurs capacités ainsi que le passage à la production intégrée et à la production de sucre blanc. Ceci a permis de doubler la capacité globale industrielle de production passant de 2,8 millions de tonnes en 2006 à 4 millions de tonnes en 2012. Cosumar se positionne également en tant qu’agrégateur d’une dizaine de milliers d’agriculteurs. Cet accompagnement concerne  l’encadrement de la production de la betterave à sucre, le transport et l’achat de la production ainsi que la mise en place de centres de réception. Zoom sur le prochain cap de la filière sucrière.

Une nouvelle feuille de route se trace
En s’appuyant sur les acquis du premier contrat-programme 2008-2013, la filière sucrière s’apprête à dévoiler une nouvelle feuille de route à l’horizon 2020. Les discussions sont actuellement en cours afin d’identifier les principaux axes de développement de la production sucrière.
En prélude, les prévisions tablent sur une extension progressive des superficies réalisées chaque année en culture sucrière. L’objectif étant d’atteindre 150.700 hectares dont 77.500 de betterave à sucre et 22.900 hectares de canne à sucre. Sur le plan industriel, Cosumar ambitionne de suivre l’évolution effective de la production des plantes sucrières et améliorant la capacité de traitement des sucreries à 62.500 tonnes par jour. Selon les premières estimations, cet engagement coûterait à Cosumar un investissement de 5 milliards de dirhams. L’engagement citoyen et solidaire se place au cœur du plan de développement de la filière. Un fonds de solidarité pour les agriculteurs sera bientôt créé permettant ainsi de faire face aux effets événements naturels exceptionnels et majeurs.
La Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre a également créé, conjointement avec le ministère de l’agriculture, un centre de recherche et développement. La finalité étant de produire des boutures certifiées au profit des producteurs et de réaliser un programme de recherche sur la betterave et la canne à sucre en vue de répondre aux problématiques posées. L’ouverture internationale est l’un des impératifs du plan de développement à l’horizon 2020. Les efforts se multiplieront dans ce sens afin de permettre aux acteurs marocains de profiter de l’expérience.

D’importantes performances agronomiques enregistrées
Un important engouement pour la betterave a été fortement manifesté par les agriculteurs au titre de la présente campagne 2013-2014.
La superficie réalisée s’élève, pour sa part, à 53.000 hectares. De même d’importantes performances agronomiques ont été enregistrées durant la campagne précédente. Le sucre à l’hectare s’est amélioré de 18 % atteignant ainsi les 9,7 tonnes par hectare contre 8,27 tonnes en 2011-2012. Les revenus des agriculteurs se sont redressés de 26% pour la canne et la betterave à sucre.
La superficie emblavée en semences monogermes a dépassé les 94% de la surface betteravière réalisée. De même, les semis mécaniques ont atteint 87% de la superficie globale de la betterave à sucre. Notons que 18% de la superficie totale des plantes sucrières ont été par ailleurs récoltés mécaniquement.

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