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Financement du secteur industriel : Le marché boursier se mobilise

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Le secteur de l’industrie agroalimentaire joue un rôle stratégique dans l’échiquier économique national en termes d’export et de création d’emploi.

Partenariat: Des partenariats tripartites ont été conclus vendredi visant, entre autres, à encourager les acteurs économiques de l’industrie marocaine à bénéficier des opportunités de financement qu’offre la Bourse de Casablanca à travers notamment des actions de sensibilisation et le co-développement de programmes d’accompagnement adaptés.

Dynamiser le financement des entreprises industrielles marocaines par le marché boursier, tel a été l’objet des deux partenariats scellés, vendredi, entre l’État, la Bourse et le secteur privé. Aligné avec les objectifs du Nouveau modèle de développement, le premier accord marque un rapprochement entre le ministère de l’industrie et du commerce, la CGEM, l’Autorité marocaine du marché des capitaux et la Bourse de Casablanca. La finalité étant d’encourager les acteurs économiques de l’industrie marocaine à bénéficier des opportunités de financement qu’offre la Bourse de Casablanca à travers notamment des actions de sensibilisation et le co-développement de programmes d’accompagnement adaptés. Chose qui permettrait de renforcer la compétitivité des entreprises concernées et soutenir la croissance économique du pays. Les parties prenantes offriront ainsi aux entreprises industrielles une plateforme de croissance.

Ces dernières bénéficieront de solutions de financement de la Bourse de Casablanca pour un développement plus rapide et pérenne qui porte les ambitions nationales. «Le financement de l’industrie nationale par le marché boursier soutient la croissance des secteurs stratégiques, favorise l’essor de nouvelles industries, tout en créant de la valeur ajoutée et en générant des emplois. C’est un outil puissant pour les entreprises industrielles qui souhaitent se développer, innover, adopter de nouvelles technologies ou améliorer leur productivité», relève-t-on de Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce. Et d’ajouter : «La mise en place de ce partenariat stratégique nous permet de franchir une nouvelle étape dans la concrétisation de la vision industrielle portée par Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, et atteste de l’importance des partenariats public-privé pour soutenir une économie nationale dynamique et performante».
Du côté de la Bourse de Casablanca, son directeur général Tarik Senhaji a souligné que «la Bourse de Casablanca joue un rôle stratégique en tant que pilier du financement de l’économie marocaine. Le dynamisme actuel du marché, illustré par ses performances exceptionnelles, confirme son attractivité et son potentiel. À travers cette convention bénéficiant d’un soutien institutionnel fort, nous renforçons notre collaboration avec l’industrie marocaine en mettant à sa disposition tous les outils nécessaires pour accompagner davantage d’entreprises vers la cotation et leur permettre de tirer pleinement parti des nombreux avantages que cela offre».
Pour ce qui est du secteur privé, le président de la CGEM indique qu’à travers ce partenariat, «la Confédération se positionne comme un acteur clé pour accompagner ses membres dans leur démarche d’accès au marché boursier. Elle s’engage à identifier les entreprises industrielles éligibles et leurs besoins spécifiques et à les mobiliser pour profiter de cette dynamique de croissance». En parallèle, un deuxième partenariat a été conclu entre la Bouse de Casablanca, la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri), ainsi que la Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche au Maroc (Fenip). L’ambition étant d’accompagner les entreprises des secteurs précités pour accéder aux mécanismes de financement du marché boursier.
Il est à souligner que la signature de ces protocoles de partenariat s’est accompagnée d’une conférence-débat sous le thème « Marché boursier et secteur agroalimentaire marocains, un avenir de croissance et d’expansion», où les intervenants ont rappelé l’importance de ce partenariat pour accompagner le développement de cette nouvelle ère de l’industrie marocaine.
Cette conférence a également été l’occasion pour les dirigeants des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca, telles que Mutandis, Cosumar, Dari Couspate et Cartier Saada, de partager leur expérience et leur vision sur le choix stratégique du financement boursier pour soutenir leur croissance.
Pour rappel, le secteur de l’industrie agroalimentaire joue un rôle stratégique dans l’échiquier économique national en termes d’export et de création d’emploi. Avec 2.000 entreprises créant près de 207.000 emplois, un chiffre d’affaires de plus de 185 milliards de dirhams en 2022 et des exportations de l’ordre de 43 milliards de dirhams en 2023, le secteur de l’industrie agroalimentaire présente un grand potentiel de développement autant pour assurer les besoins nationaux que dans la dynamisation des exportations marocaines. A la Bourse de Casablanca, ce secteur ne représente que 4 % de la capitalisation boursière avec 6 entreprises cotées.

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