Trésor : 27,8 milliards de dirhams, telle est la valeur du déficit budgétaire dégagé au titre des cinq premier mois. Cet écart ressort en hausse de près de 5 milliards de dirhams.
Il tient en effet compte d’un solde positif de 23,2 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA). Se référant au récent bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de la Trésorerie générale du Royaume, les recettes ordinaires se sont établies à 182,7 milliards de dirhams (+6,6%), portées par l’augmentation des impôts directs de 9,9%, des droits de douane de 6,6%, des impôts indirects de 8,9% et des droits d’enregistrement et de timbre de 8,5%, conjuguée à la baisse des recettes non fiscales de 13%.
Les dépenses émises au titre du budget général ont, quant à elles, augmenté de 10,5%, à 257,3 milliards de dirhams, en raison de la hausse de 14,1% des dépenses de fonctionnement, de 9,3% des dépenses d’investissement, conjuguée à la baisse de 0,3% des charges de la dette budgétisée. La diminution des charges de la dette budgétisée couvre un repli des remboursements du principal ou amortissements de 3,3%, à 23,6 milliards de dirhams, et une hausse des intérêts de la dette de 4%, à 17,5 milliards de dirhams. La TGR fait également savoir que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 428 milliards de dirhams à fin mai dernier, représentant un taux global d’engagement de 45% et un taux d’émission sur engagements de 79%.










