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Finances publiques : Un déficit de 30,1 milliards de dirhams dégagé à fin mai

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Les recettes fiscales ont enregistré un taux de réalisation de 42,5% et une hausse de 11,6 milliards de dirhams, soit +8% par rapport à fin mai 2025.

Trésor : Les premiers indicateurs économiques de 2026 font ressortir une amélioration de la campagne agricole et une progression des recettes publiques. Toutefois, l’exécution budgétaire à fin mai révèle un creusement du déficit du Trésor, conséquence d’une augmentation des charges plus rapide que celle des ressources.

L’exécution de la loi de Finances au titre des cinq premiers mois de l’année 2026 intervient dans un environnement national marqué par une nette amélioration des conditions de la campagne agricole 2025-2026. Une confirmation faite par le ministère de l’économie et des finances dans son document statistique relatif à la situation des charges et des ressources au titre du mois de mai. «Les premières estimations font ainsi état d’une récolte céréalière nationale de 90 millions de quintaux.
Parallèlement, les activités non agricoles continuent d’évoluer favorablement, malgré les perturbations temporaires induites par les intempéries des deux premiers mois de l’année, qui ont affecté plus particulièrement les secteurs du BTP ainsi que de la pêche côtière et artisanale», peut-on relever dans ce sens. Pour ce qui est de la situation des charges et ressources du Trésor, elle laisse apparaître à fin mai un déficit budgétaire de 30,1 milliards de dirhams, contre 26,7 milliards de dirhams un an auparavant. Une évolution qui reflète une progression de 16,6 milliards de dirhams des dépenses supérieure à celle des recettes, qui se sont accrues de 13,3 milliards de dirhams.

«Les recettes, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, ont affiché un taux de réalisation de 39,6% par rapport aux prévisions de la loi de Finances 2026 et ont augmenté de près de 13,3 milliards de dirhams, soit +8,4%, comparativement à fin mai 2025», explique la tutelle dans son document. Dans les détails, les recettes fiscales ont enregistré un taux de réalisation de 42,5% et une hausse de 11,6 milliards de dirhams, soit +8% par rapport à fin mai 2025. Pour leur part, les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, y compris la part supportée par les collectivités territoriales, ont augmenté de 2,4 milliards de dirhams, pour atteindre 13,7 milliards de dirhams.

Les recettes non fiscales ont, quant à elles, atteint 13,4 milliards de dirhams, à fin mai, provenant notamment des produits versés par les établissements et entreprises publics à hauteur de 5,9 milliards de dirhams dont 4,2 milliards de dirhams de Bank Al-Maghrib, 1,5 milliard de dirhams de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie et 6,5 milliards de dirhams des produits divers des ministères. Pour ce qui est des dépenses ordinaires,elles se sont élevées à 172,1 milliards de dirhams à fin mai, affichant un taux d’exécution de 45,4% et une hausse de 18,2 milliards de dirhams par rapport à fin mai 2025. Cette évolution est attribuable notamment à une hausse des dépenses au titre des biens et services de 16,2 milliards de dirhams (+12,5%), des intérêts de la dette de 2 milliards de dirhams (+12,9%). Les charges de la compensation se sont, en revanche, situées au même niveau enregistré à fin mai 2025, soit 9,1 milliards de dirhams.

Par ailleurs, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de 37,1 milliards de dirhams, contre 44,6 milliards de dirhams un an auparavant. Les mobilisations nettes se sont stabilisées autour de 22,2 milliards de dirhams sur le marché domestique, tandis que les emprunts extérieurs nets se sont établis à moins de 21,1 milliards de dirhams. Se référant au ministère de l’économie et des finances, le flux de l’endettement intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 63,5 milliards de dirhams et des remboursements en principal pour 41,3 milliards de dirhams. Celui de l’endettement extérieur comprend des tirages de 32,7 milliards de dirhams, y compris 23,7 milliards de dirhams mobilisés sur le marché financier international, ainsi que des amortissements de 11,6 milliards de dirhams.

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