Les recettes ordinaires se sont établies à fin mars autour de 123,4 milliards de dirhams, en amélioration de 9,5 milliards de dirhams.
Statistiques mensuelles : Le récent bulletin statistique des finances publiques laisse dégager une amélioration de l’excédent de Trésor ainsi qu’une évolution différenciée des recettes et dépenses ordinaires.
Le Trésor ressort excédentaire à fin mars. Le surplus réalisé s’établit autour de 6,5 MMDH contre 5,9 MMDH observés à la même période de l’année passée. Une évolution qui tient compte d’un solde positif de 21,2 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA). C’est ce que l’on peut relever du bulletin statistique des finances publiques. Dans l’ensemble, la situation provisoire des charges et ressources du Trésor arrêtée à fin mars laisse apparaître une hausse de 8,3 % des recettes ordinaires et de 4,9 % des dépenses, dégageant ainsi un solde ordinaire de 15,1 MMDH. En effet, les recettes ordinaires se sont établies à fin mars autour de 123,4 MMDH, en amélioration de 9,5 MMDH. Cette progression s’explique par l’augmentation de 9,8 % des impôts directs, de 9,3 % des impôts indirects et de 9,6 % des droits d’enregistrement et de timbre au moment où les droits de douane et les recettes non fiscales ont baissé respectivement de 2,1 % et 1,8 %. Se référant à la Trésorerie générale du Royaume, le taux de couverture des dépenses par les recettes s’est inscrit en hausse.
Il est passé de 110,4% à fin mars 2025 à 113,9 % à fin mars 2026. Il ressort par ailleurs que 37,3 % des recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel au moment où 33,6 % ont été allouées aux dépenses de matériel et 9,2 % aux intérêts de la dette. Aussi, 2,1 % des recettes ont couvert les émissions de la compensation tandis 5,4 % ont été destinés aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux. S’agissant des dépenses, les engagements ont atteint à fin mars les 278,7 MMDH représentant un taux global d’engagement de 31 % se situant ainsi au même niveau qu’à fin mars 2025. Le taux d’émission sur engagements a grimpé pour sa part à 72 % contre 71 % une année plus tôt. Pour ce qui est des dépenses émises au titre du budget général, ils ont atteint les 152 MMDH en progression de 6 % comparé à la même période de l’année passée. Une progression qui s’explique par la hausse de 4,5% des dépenses de fonctionnement, de 6,4% des dépenses d’investissement et de 11,7% des charges de la dette budgétisée. « La hausse de 11,7 % des charges de la dette budgétisée s’explique par l’augmentation de 14,4% ou +1,7 MMDH des remboursements du principal ou amortissements (13,9 MMDH contre 12,1 MMDH) et de 8,7 % ou +909 millions de dirhams des intérêts de la dette (11,4 MMDH contre 10,5 MMDH)», explique la TGR dans sa publication. Et de préciser que «l’accroissement global des remboursements du principal provient de la hausse des amortissements de la dette extérieure de 6 MMDH, conjuguée à la baisse des amortissements de la dette intérieure de 4,3 MMDH ».
Du côté des comptes spéciaux du Trésor, les recettes générées ont atteint les 67,7 MMDH. Un montant qui, selon la TGR, englobe les versements effectués à partir du chapitre des charges communes, investissement, pour 14,2 MMDH contre 13,6 MMDH à fin mars 2025. Les dépenses émises ont été de 47,3 MMDH, intégrant la part des comptes spéciaux du Trésor au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 2,5 MMDH. A cet effet, le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 20,4 MMDH à fin mars.
Pour leur part, les recettes des services de l’État gérés de manière autonome ont atteint les 778 MDH contre 686 MDH à fin mars 2025 marquant une hausse de 13,4 %. Les dépenses ressortent quant à elles à 41 MDH à fin mars 2026 contre 78 MDH à fin mars 2025, en repli de 47,4 %.










