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Géopolitique : L’ASEAN plébiscitée comme un modèle d’organisation régionale ?

Driss Benomar, président du Centre Atlantis, lance la réflexion sur l'ASEAN comme modèle d'organisation régionale (D.R.)

Le Maroc étant très sensible à la question de sécurité, le débat s’impose ipso facto.

Débat
Le workshop organisé conjointement par l’ESCA Ecole de Management et Atlantis, le Centre de recherches et d’études stratégiques, aura permis de créer le débat avec un panel de participants représentant plusieurs pays d’Afrique et d’Asie.

La thématique «L’ASEAN comme modèle d’organisation régionale» retenue a été orientée vers quatre axes. Le premier a permis de faire un retour sur l’organisation en elle-même qui a été créée en 1967. Le modèle régional a été présenté. Les défis et les succès de l’organisation et sa réponse en temps de crise aussi. Enfin, les impératifs économiques et commerciaux de l’ASEAN en tant qu’organisation régionale ont été présentés et modérés par Driss Benomar, président du Centre, et Thami Ghorfi, président de ESCA Ecole de Management.

Pour rappel, l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) a été fondée par cinq États, de l’Asie du Sud-Est maritime : Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, et Thaïlande. Ils ont été rejoints par le Brunei en 1984, le Viêt Nam en 1995, le Laos et de la Birmanie (actuel Myanmar) en 1997 et le Cambodge en 1999.

Créée lors de la guerre froide pour contrer les mouvements communistes, développer la croissance et le développement et assurer la stabilité dans la région, cette association a pour but de renforcer la coopération et l’assistance mutuelle entre ses membres. Elle permet aussi d’offrir un espace pour régler les problèmes régionaux et opérer des arbitrages lors des négociations internationales. La question antiterroriste islamique demeure une priorité à part entière pour l’ONG. Cet axe déterminant aura émergé après les attentats du 11 septembre 2001 et demeure déterminant aujourd’hui pour tous ses membres. L’ASEAN avait signé trois accords antiterroristes avec la Chine, le Japon et les États-Unis. Un sommet est organisé chaque année au mois de novembre et son secrétariat général sis à Jakarta en Indonésie.
Le Maroc étant très sensible à la question de sécurité, le débat s’impose ipso facto.
D’ailleurs, Driss Benomar, fin connaisseur des questions sécuritaires dans le monde, avait déjà réussi, en octobre 2015, à réunir des experts internationaux à travers le monde entier lors de la première édition de l’Africa Security Forum, événement dédié à la sûreté-sécurité dans le continent africain.

Sécurité industrielle, cyberdéfense et intelligence stratégique sont, en effet, autant de thématiques que le Maroc répertorie dans son agenda à court et moyen termes. L’ancien dirigeant de la cellule internationale du ministère de l’intérieur du Maroc dans les années 1990 compte bien sensibiliser davantage aux enjeux d’adopter des modèles fiables tant sur le plan sécuritaire que sur celui de la coopération entre les pays d’Afrique et d’Asie. L’événement organisé aujourd’hui avec le groupe de recherches en géopolitique et géo-économie de l’ESCA en est une parfaite démonstration.

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