La mise en œuvre du cadre stratégique se traduira par l’élaboration d’un plan d’action triennal à horizon mobile, permettant d’adapter les actions engagées en fonction des résultats obtenus et de l’évolution du contexte national et international.
Concertation : La réalisation de ce cadre stratégique a reposé sur un processus de concertation associant l’ensemble des parties prenantes nationales, à savoir directions du ministère de l’économie et des finances, Cour des comptes, Parlement et ministères et institutions concernés, avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Ce processus a permis d’identifier les priorités stratégiques de réforme et de définir les orientations nécessaires pour accompagner la poursuite de la modernisation de notre système de gestion des finances publiques.
Le Maroc réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la gouvernance financière publique. En effet, le ministère de l’économie et des finances vient d’adopter un cadre stratégique de réforme de la gestion des finances publiques (CSR-GFP) pour la période 2026-2032. Il s’agit, en effet, d’une feuille de route visant à consolider les acquis du système marocain de gestion des finances publiques, et à améliorer durablement sa performance, sa soutenabilité et sa transparence, tout en inscrivant l’ensemble des interventions futures dans une vision stratégique unifiée, alignée sur les priorités nationales et les objectifs du Nouveau modèle de développement. « Ce cadre s’inscrit dans le prolongement de l’évaluation PEFA Agile Maroc 2024, réalisée en partenariat avec les partenaires techniques et financiers du Maroc : la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne et l’Agence française de développement, dont les résultats ont confirmé la solidité globale de notre système de GFP et les progrès significatifs réalisés ces dernières années, notamment en matière de fiabilité budgétaire, de rigueur dans la préparation du budget et de maîtrise de son exécution, ainsi que dans l’intégration de la dimension genre dans la programmation budgétaire. Cette évaluation a, en parallèle, mis en évidence certains axes d’amélioration et souligné la nécessité de doter le pays d’une stratégie consolidée de réforme de la GFP et d’un plan d’action structuré, cohérent avec les priorités nationales », comme l’explique le ministère soulignant que l’élaboration de ce cadre stratégique a reposé sur un processus de concertation approfondi associant l’ensemble des parties prenantes nationales, à savoir directions du ministère de l’économie et des finances, Cour des comptes, Parlement et ministères et institutions concernés, avec l’appui des partenaires techniques et financiers. « Ce processus a permis d’identifier les priorités stratégiques de réforme et de définir les orientations nécessaires pour accompagner la poursuite de la modernisation de notre système de GFP » notant qu’à cet effet, le cadre stratégique CSR-GFP (2026-2032) constitue un cadre de référence destiné à renforcer la gouvernance des finances publiques. « Il s’articule autour de cinq axes stratégiques – la performance, la soutenabilité, la transparence, l’inclusivité (genre, climat et action territoriale) ainsi que la coordination des réformes et la conduite du changement -, déclinés en seize orientations prioritaires ». Dans ce sens, la mise en œuvre du cadre stratégique se traduira par l’élaboration d’un plan d’action triennal à horizon mobile, permettant d’adapter les actions engagées en fonction des résultats obtenus et de l’évolution du contexte national et international. « Il sera adossé à un dispositif de pilotage coordonné et à un système rigoureux de suivi et d’évaluation, garantissant la cohérence des actions entreprises et la mesure de leur impact », rapporte la même source.
Un puissant levier pour les politiques publiques
La GFP constitue, comme le précise ledit document, un puissant levier central au service des politiques publiques et en particulier des grandes réformes structurelles du pays: emploi, protection sociale, services publics, équité territoriale. Ainsi, les réformes de GFP représentent un outil stratégique d’opérationnalisation des transformations de l’État, répondant aux attentes des citoyens.
La GFP vise à contribuer à améliorer la performance en termes d’atteinte des cinq objectifs de résultats du NMD à l’horizon 2035. Celle-ci inclut un Maroc prospère, qui crée des richesses et des emplois de qualité à la hauteur de son potentiel, un Maroc de compétences, où tous les citoyens disposent des capacités et jouissent du bien-être leur permettant de prendre en main leur projet de vie et de contribuer à la création de la valeur, un Maroc inclusif, qui offre opportunités et protection à tous et où le lien social est consolidé, un Maroc durable, où les ressources sont préservées, dans tous les territoires, et un Maroc audacieux, leader régional dans des domaines d’avenir ciblés.
«La valeur ajoutée du CSR-GFP est d’abord une perspective macroscopique de réforme de la GFP au-delà des stratégies adoptées dans chaque domaine de la GFP. Il comprend des axes transverses qui visent à améliorer la cohérence et la convergence des réformes entreprises par différentes entités pour une meilleure efficacité et efficience de la GFP. Cette recherche de synergies est d’autant plus importante dans un contexte où le financement de l’action publique et l’élargissement de l’Etat social font face aux défis du resserrement des marges de manœuvre budgétaire et d’arbitrages difficiles en termes de priorités de financement », relève la même source indiquant que le CSR-GFP présente un dispositif de pilotage et de mise en œuvre et un cadre de suivi-évaluation de réforme de la GFP pour plus de transparence, de redevabilité et d’ajustement de la GFP dans un environnement de plus en plus incertain. Les axes stratégiques seront rendus opérationnels par la définition d’un plan d’action concret. Ce plan indiquera des actions à mettre en œuvre, les résultats attendus, l’échelonnement de manière concomitante ou séquencée de ses actions selon un calendrier, les acteurs qui seront impliqués et leurs rôles, les financements anticipés et les mesures d’accompagnement désirées. Le CSR-GFP se bâtit sur les principales réformes de GFP en cours.
Selon le même document, la période proposée pour le CSR-GFP est de 2026 à 2032 avec une révision à mi-parcours entre mi-2029 et mi-2030 et d’autres révisons possibles sur une base opportune. « D’une part, l’échéance de la stratégie doit laisser le temps nécessaire pour mettre en œuvre des réformes importantes et des projets majeurs comme la Coupe du monde de football en 2030 et obtenir des impacts significatifs. D’autre part, les chocs internes et externes et les mutations de l’économie, de la technologie et de la géopolitique militent en faveur d’une révision au milieu de cette période.
Le gouvernement souhaite aussi caler les plans stratégiques sur l’horizon de la prochaine législature qui suivra les élections de septembre 2026 pour plus de convergence et de synergie. Enfin, le plan d’action, fixé sur une période de trois ans avec horizon mobile et dont la première période s’étendrait du 4ème trimestre de 2026 à juin 2029, permettra d’ajuster les actions à mener en fonction des résultats obtenus et de l’évolution de l’environnement national et international », précise le même document.









