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Gouvernance, finances, impact… Le programme des Cités des métiers et des compétences sous audit

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Cette opération couvre l’ensemble des douze CMC déployées à travers le Royaume.

OFPPT : Le programme des Cités des métiers et des compétences (CMC) fait l’objet d’une évaluation couvrant la période allant de son lancement à fin 2024. Cette évaluation portera sur les douze Cités déployées à travers le Royaume et examinera la gouvernance, la gestion financière, la qualité des infrastructures, la maintenance, les ressources humaines ainsi que les risques associés. Structuré autour de trois volets, l’audit analysera d’abord la gouvernance de la Société Foncière et des sociétés de gestion, puis la conception et la mise en œuvre du programme au regard des objectifs fixés en 2019, avant d’évaluer le niveau d’engagement des différentes parties prenantes. Initiative stratégique, le programme CMC constitue la pierre angulaire de la nouvelle feuille de route de la formation professionnelle visant à renforcer l’employabilité des jeunes et la compétitivité des entreprises.

Le programme des Cités des métiers et des compétences (CMC) fait l’objet d’un audit . L’objectif étant de conduire une évaluation «exhaustive et transparente» de son exécution depuis son lancement jusqu’au 31 décembre 2024. Cette opération couvre l’ensemble des douze CMC déployées à travers le Royaume (Souss-Massa, Oriental, Laâyoune-Sakia El Hamra, Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Béni Mellal-Khénifra, Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Dakhla-Oued Eddahab, Guelmim-Oued Noun et Drâa-Tafilalet). Selon l’OFPPT qui vient de lancer un appel d’offres dans ce sens, l’évaluation portera notamment sur la gouvernance et la gestion, les aspects financiers, la qualité des bâtiments et des équipements, la maintenance des infrastructures, la gestion des ressources humaines ainsi que l’identification et l’analyse des risques associés. L’audit sera structuré autour de trois missions principales.

La première mission concerne la constitution et la gouvernance de la Société Foncière ainsi que des sociétés de gestion des CMC. Il s’agira d’examiner l’architecture organisationnelle et les mécanismes de gouvernance mis en place, de vérifier la conformité aux conventions de financement et aux réglementations en vigueur et d’évaluer l’efficacité des processus décisionnels. Le capital social initial de la Société Foncière est fixé à 600 millions de dirhams, apportés à parts égales par l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) et le Fonds Hassan II. La réalisation des Cités est financée par cette structure, selon un montage validé par le comité de pilotage. Les interventions en fonds propres ou quasi-fonds propres sont plafonnées à un minimum de 1,6 milliard de dirhams pour l’OFPPT et à un maximum de 2 milliards de dirhams pour le Fonds Hassan II. Le montage institutionnel, juridique et financier propre à chaque CMC est défini au cas par cas par la Société Foncière, puis validé par le comité de pilotage. Celle-ci peut, si nécessaire, créer des filiales dédiées au portage des investissements, en association avec d’autres partenaires, notamment les régions ou des opérateurs privés.
La deuxième mission porte sur la conception et la mise en œuvre du programme. L’audit analysera les différentes phases de déploiement, l’atteinte des objectifs fixés dans la feuille de route du 4 avril 2019, la qualité des prestations, l’impact sur les bénéficiaires, ainsi que l’évolution des coûts et les mesures d’optimisation engagées. Il faut dire que les CMC ont été conçues comme des établissements de formation professionnelle multisectoriels, multifonctionnels et intégrés dans leurs écosystèmes régionaux, avec un positionnement sur des filières à fort potentiel d’emploi.

Pour ce qui est de la troisième mission, elle s’intéressera aux engagements des parties prenantes. Elle évaluera la qualité des relations et des interactions autour du programme, mesurera le niveau d’implication des différents acteurs, identifiera les éventuels freins à une collaboration efficace et formulera des recommandations pour renforcer la dynamique partenariale. Cela concerne les engagements du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration qui inclut, entre autres, de donner tout appui nécessaire à l’OFPPT et la Société Foncière pour mettre à disposition et apurer le foncier relevant du domaine privé de l’Etat, ou des habous, support des CMC mais aussi veiller à l’équilibre financier du programme à travers l’apport éventuel de subventions d’équilibre/exploitation qui seraient versées à l’OFPPT et/ou à la Société Foncière. Cette mission intègre également les engagements du ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les engagements du Fonds Hassan II pour le développement économique et social et les engagements de l’OFPPT. Pour l’Office, le programme des Cités des métiers et des compétences constitue une initiative stratégique majeure. Il représente la pierre angulaire de la nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle au Maroc.

Son ambition est claire : faire émerger une nouvelle génération d’établissements capables d’améliorer l’employabilité des jeunes, de renforcer la compétitivité des entreprises et de stimuler la création de valeur à l’échelle territoriale. «Dans le cadre d’une dynamique de développement soutenue, dictée par les transformations et les exigences économiques en termes de compétences, et conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, l’OFPPT s’est inscrit dans un processus rigoureux pour réinventer la formation professionnelle et garantir une offre actualisée qui répond aux besoins des professionnels locaux et nationaux tous secteurs confondus», explique l’Office. Et d’ajouter : «La nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle, présentée devant sa Majesté le Roi le 4 avril 2019, représente le fer de lance d’une démarche de remise à niveau et de restructuration».
A noter que l’audit de réalisation du programme des CMC est au niveau des articles 13 et 14 de la convention relative au financement des Cités des métiers et des compétences.