Grâce à la confiance des marchés internationaux, le Maroc réussit à lever un Milliard d’euros

Grâce à la confiance des marchés internationaux, le Maroc réussit à lever un Milliard d’euros

C’était un grand succès! Voilà comment notre ministre de l’économie et des finances, Mohammed Boussaid, a qualifié la réalisation d’une émission obligataire sur le marché financier international. En effet, d’un montant d’un milliard d’euros d’une maturité de 10 ans et avec un taux d’intérêt de 3,5%, cette émission obligataire vient suite à un roadshow qui a été mené par le ministère de l’économie et des finances à Londres, Paris, Francfort, Munich, Zurich, Genève et à Amsterdam.

C’est ainsi que cette importante opération marque le retour du Maroc sur le marché de l’euro après une absence de 4 ans. «Aujourd’hui, nous avons fait le pricing pour cette opération ayant permis au Maroc de mettre en avant les réformes économiques et financières ainsi que ses perspectives prometteuses de croissance», a précisé M. Boussaid, soulignant l’engouement des investisseurs étrangers qui se sont inscrits massivement à ce nouvel emprunt à l’international. En effet, ce roadshow a été l’occasion pour la délégation marocaine de faire part aux investisseurs internationaux des réformes menées par le Maroc et des avancées réalisées au cours des dernières années sur les plans politique, économique et social sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI. À ce titre, les réformes tous azimuts engagées par le Maroc ainsi que la stabilité politique dont jouit le pays ont été saluées par les investisseurs étrangers rencontrés par la délégation marocaine.

«La liste des souscripteurs, qui est composée de profils différents et de palette diversifiée (Europe, Amérique et pays du Golfe), comprend notamment des gestionnaires de fonds de pensions, de banques privées et centrales ainsi que de compagnies d’assurances outre de fonds souverains», a relevé le ministre. Et de poursuivre: «Les plans sectoriels lancés par SM le Roi Mohammed VI ont commencé à donner leurs fruits et ont permis d’assurer une croissance économique soutenue, confortant ainsi la stabilité politique et financière du Royaume hautement appréciée par les investisseurs étrangers».

À ce titre, le succès qu’a connu cette opération d’emprunt obligataire, qui a été sursouscrite deux fois, confirme la confiance dont jouit le Maroc auprès de la communauté des affaires, des agences mondiales de notation «Standard & Poors», «Fitch Ratings» (Voir encadrés 1) et des grandes institutions financières internationales. Par ailleurs, il convient de signaler que le Royaume a été accompagné dans cette opération par trois banques chefs de file. Il s’agit de BNP Paribas, Commerzbank et Natixis.

Ainsi, avec un livre d’ordres de 2 milliards d’euros, l’émission a été sursouscrite deux fois, confirmant ainsi la confiance dont jouit le Maroc auprès de la communauté financière internationale. Une confiance qui ne cesse de se renouveler témoignant de la solidité des réformes et des projets réalisés au cours de ces dernières années sur les plans politique, économique et social.

Fitch Ratings confirme l’exception marocaine

La stabilité économique du Maroc a joué favorablement pour le maintien de la note BBB- avec perspective stable de l’agence de Fitch Ratings. Dans un rapport publié le 22 mai dernier, celle-ci revient sur l’après-Printemps arabe dans la région. Pour elle, la stabilité économique et surtout politique a permis au Maroc de se démarquer. «La transition du Maroc vers un système politique plus ouvert s’est passée dans de bonnes conditions. La nouvelle Constitution a donné plus de pouvoir au Parlement. De même, la stabilité sociale et politique du pays a permis aux autorités de mettre en œuvre des réformes potentiellement difficiles comme l’indexation des prix des produits subventionnés», précise Fitch. Toutefois, après le Printemps arabe, le Maroc a été victime d’un contexte mondial défavorable. Les cours élevés du pétrole et la faible demande de la part de la zone euro ont pesé lourdement sur les déficits courants des pays analysés. «Au Maroc, la dégradation a été importante, mais les déficits ont commencé à se rétrécir en 2013 grâce notamment à la réforme fiscale, la bonne performance des métiers mondiaux à l’export ainsi que la stabilisation des cours de Brent», précise l’agence de notation.

 

Standard & Poor’s : Bonnes perspectives pour le Maroc

L’agence Standard & Poor’s (S&P) a récemment relevé la perspective de la note attachée au Maroc de «négative» à «stable». De plus, elle a également confirmé les notes «BBB-/A-3» attribuées au Royaume pour ses dettes à long et à court termes en devises et en monnaie locale.

L’agence de notation américaine justifie ce relèvement de la perspective par la réduction des déficits budgétaires et du compte courant du Maroc ainsi que par la mise en place de réformes visant l’amélioration de la croissance, de la compétitivité et de la productivité tout en maîtrisant les charges de la compensation.

S&P souligne que les notes du Maroc sont également soutenues par les bonnes perspectives de croissance économique, un poids modéré de la dette du gouvernement et la stabilité économique et sociale.
Pour ce qui est du déficit du compte courant, l’agence s’attend à ce qu’il se situe à 6,2% du PIB en 2014 et table sur une baisse du déficit du gouvernement central pour atteindre 5,2% du PIB en 2014 et 4% en 2017.
L’agence prévoit également une maîtrise du taux d’inflation.

 

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