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Grâce au succès du programme statistique panafricain II : L’Afrique consolide son système statistique

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Doté d’un budget de 18,7 millions d’euros, le PAS II constitue le principal cadre de coopération Afrique–Union européenne dans le domaine des statistiques.

Statistiques publiques : Inscrit dans le cadre de la Vision commune Afrique-UE pour 2030, le Programme statistique panafricain II se veut une expression durable du partenariat stratégique entre l’Union africaine et l’Union européenne.

Clôture réussie du programme statistique panafricain II (PAS II). Des résultats probants ont été atteints dans le cadre de ce dispositif financé par l’Union européenne, managé par Eurostat et mis en œuvre par Statafric relevant de la Commission de l’Union africaine. Grâce à plus de 200 missions d’assistance technique, plus de 40 ateliers régionaux et la formation de plus de 1.500 bénéficiaires, le PAS II a aidé les États membres de l’Union africaine à mettre en œuvre le Système de comptabilité nationale 2008 (SCN 2008) et produire des comptes trimestriels (Guinée, Burundi, Congo, République démocratique du Congo, Malawi, Tchad, République centrafricaine). Il a par ailleurs contribué au renforcement des statistiques du commerce international (IMTS, ITSS, ICBT) et mener des exercices miroirs (Zambie–RDC, Djibouti–Éthiopie) et à l’élaboration des bilans alimentaires (FBS) ainsi qu’à l’intégration des statistiques environnementales dans le cadre de SEEA.

A cela s’ajoute la production de deux éditions du bulletin «Facts & Figures» et un annuaire statistique continental sur le commerce international. Ce bilan a été dressé lors d’un forum de haut niveau qui se poursuit jusqu’au 29 octobre pour présenter les réalisations du PAS II et les perspectives d’avenir. Doté d’un budget de 18,7 millions d’euros, le PAS II constitue le principal cadre de coopération Afrique–Union européenne dans le domaine des statistiques. «Le PAS II a démontré que lorsque l’Afrique et ses partenaires travaillent ensemble, guidés par les données probantes, l’innovation et l’appropriation, des progrès remarquables sont possibles», affirme Leandre Ngogang, représentant de de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Et de poursuivre: «Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement les résultats d’un programme, mais aussi un engagement collectif en faveur d’un système statistique africain plus fort, plus intégré et plus crédible».

Le Maroc se réjouit de cette synergie. «Ce programme qui est en phase avec la Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique (SHASA 1 et 2) constitue un pas géant dans la réalisation de l’agenda Africain 2063», relève-t-on de Oussama Morsli, directeur des statistiques au Haut-Commissariat au Plan. Et de préciser que «ce programme a permis de soutenir l’intégration régionale africaine par une meilleure disponibilité d’informations statistiques de qualité, à travers l’amélioration de la production, la qualité et la diffusion des statistiques en Afrique et le renforcement des capacités institutionnelles, de la communication et de la coordination interne du système statistique africain». Le HCP se réjouit également d’avoir pris part à cette dynamique à travers les formations et échanges organisés dans le cadre du programme et d’avoir accueilli au Maroc deux séminaires thématiques consacrés à la communication statistique et aux sources administratives. «Ces rencontres ont été des espaces privilégiés de dialogue, de partage et de coopération entre pairs africains et européens», assure le responsable.

En effet, la statistique constitue l’un des piliers de la gouvernance publique. Elle représente pour l’Afrique un instrument essentiel pour le suivi des politiques régionales et continentales et pour l’intégration économique et sociale du continent. Il est à noter qu’au-delà du renforcement de la production statistique, le programme a contribué à améliorer la diffusion et la communication des statistiques officielles ainsi qu’à consolider la gouvernance et la coordination continentale grâce à un soutien institutionnel et technique. Le PAS II a également favorisé la montée en compétences et l’innovation.