Hydrocarbures: Les moyens de forage et les investissements entravent l’exploration

Hydrocarbures: Les moyens de forage et les investissements entravent l’exploration

«Le Maroc a des bassins sédimentaires qui présentent un potentiel qui, cependant, n’est pas encore sûr». Les propos sont à Amina Benkhadra lors d’une journée d’information initiée mardi à Rabat, par l’office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) qu’elle dirige, sous le thème «Concepts clés de l’exploration des hydrocarbures». L’objectif étant de sensibiliser autour des processus et concepts de l’exploration des hydrocarbures.

Si le pays dispose d’un potentiel, des efforts devraient être déployés davantage. «Il  faut accroître les investissements et les forages», précise la DG de l’ONHYM qui trouve cela insuffisant. «Le défi à relever consiste à maintenir l’intérêt des compagnies étrangères pour le Maroc, forer un maximum de puits et drainer plus d’investissements», a enchaîné Mme Benkhadra qui a expliqué que les zones qui étaient, à un moment, inaccessibles sont devenues accessibles et que le secteur est capitalistique puisqu’il répond à 15% des besoins en énergie.

En tout cas, l’office veille, selon la DG de l’office, à susciter l’intérêt desdites compagnies pour le Maroc dont la législation a prévu des exonérations encourageantes.
Concernant les schistes bitumineux, le Maroc dispose également de réserves qui demeurent inexplorables. «C’est la catégorie la plus difficile à explorer vu l’inexistence d’un procédé mature», a-t-elle expliqué.

Qu’il s’agisse de l’exploration d’hydrocarbures ou de schistes, c’est le manque de moyens technologiques qui constitue, de surcroît, un autre défi à relever. L’ONHYM en est conscient. Mme Benkhadra et Mohamed Nahim, directeur de l’exploration pétrolière chez ledit office, ont, d’ailleurs, été unanimes à évoquer le déploiement des moyens technologiques.

«Faire venir un appareil au Maroc pour le forage est un challenge», a révélé M. Nahim qui a précisé que 27 forages sont prévus en 2014 encore faut-il disposer de l’appareil en question. Selon le directeur de l’exploration pétrolière, 34 partenaires opèrent au Maroc pour un investissement de 2 milliards DH en 2013.

La journée d’information était une opportunité pour Bernard Duval, professeur à l’école du pétrole et des moteurs en France, pour étaler les fondamentaux de l’exploration et la production pétrolières.

Il a, à cette occasion, appelé à hisser la densité du contrôle de forage qui reste relativement faible au Maroc par rapport à d’autres pays. Pour lui, la présence d’importants ingrédients géologiques est susceptible de donner lieu à un bon site pétrolier dont le forage est un processus de longue haleine.
 

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