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Hydrogène vert : Le potentiel marocain confirmé mondialement

Hydrogène vert :  Le potentiel  marocain confirmé mondialement

Dans un nouveau rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables

L’accélération du réchauffement climatique et son impact sur l’environnement sans oublier la hausse des prix d’énergies fossiles, sont autant de raisons qui vont pousser les consommateurs à explorer de nouvelles alternatives, notamment l’hydrogène vert.

Le Maroc bientôt un eldorado pour l’énergie issue de l’hydrogène vert. C’est en tout cas ce qui ressort d’un rapport qui vient d’être publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Dans ce document, l’agence affirme que le Royaume fait partie de la liste des pays destinés potentiellement à devenir d’importants producteurs d’hydrogène vert. Le pays est d’ailleurs considéré depuis plusieurs années déjà comme étant l’un des pionniers en matière d’énergies renouvelables. L’accélération du réchauffement climatique et son impact sur l’environnement sans oublier la hausse des prix d’énergies fossiles, sont autant de raisons qui vont pousser les consommateurs à explorer de nouvelles alternatives, notamment l’hydrogène vert. Selon l’agence internationale, ce marché pourrait fournir jusqu’à 12% des besoins énergétiques mondiaux à l’horizon 2050.
Selon certaines estimations, le Royaume peut couvrir à lui seul de 2 à 4% des besoins mondiaux en carburant produit à partir de l’hydrogène vert. Le Maroc multiplie les initiatives depuis un bout de temps en la matière. En décembre 2020 et sous l’égide du ministère de l’énergie, des mines et de l’environnement, l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont organisé le «World Power-to-X Summit». Cette première édition virtuelle a constitué une plate-forme régionale d’échange, dédiée à l’hydrogène vert et à ses applications (filière «Power-To-X»).

Plusieurs ministres, secrétaires d’Etat, dirigeants d’entreprises, représentants d’organismes nationaux et internationaux (CESE, AIE, IRENA, Dii,..), chercheurs et experts ont pris part à cette manifestation. Plus de 2.000 personnes issues d’une soixantaine de pays des cinq continents ont pu suivre 90 conférenciers de différents horizons traitant des défis et opportunités de l’économie de l’hydrogène vert, sur l’ensemble de sa chaîne de valeur : de l’énergie verte jusqu’aux différentes applications chimiques et industrielles, ainsi que les aspects technologiques et les perspectives du marché. Les efforts du Maroc en matière d’énergie renouvelable ont été concluants. Le pays est d’ailleurs souvent donné comme exemple. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, avait il y a quelques mois pris part aux travaux du Sommet mondial des leaders sur l’accélération de l’innovation et du déploiement des technologies propres, organisé dans le cadre de la 26e Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) tenue à Glasgow, en Écosse.

Dans une allocution à cette occasion, M. Akhannouch a indiqué que les secteurs de la recherche-innovation et de l’énergie constituent les défis stratégiques d’avenir sur lesquels repose le nouveau modèle de développement du Royaume, insistant que l’engagement marocain dans la dynamique de transition énergétique représente un choix politique volontariste du pays, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.
Le Maroc dispose de 50 projets d’énergies renouvelables cumulant une puissance installée de 3.950 MW déjà en service, alors que plus de 60 autres projets sont en cours de développement ou de mise en œuvre, avait affirmé le chef du gouvernement dans le cadre de sa participation à la COP26.

Hydrogène

Le Royaume s’est doté d’une feuille de route ambitieuse en matière d’hydrogène vert. La stratégie déclinée dans ce sens sera mise en place de manière progressive. Le but étant d’assurer une exploitation optimale de l’ensemble du potentiel aussi bien pour l’économie nationale que pour l’export. On note dans ce sens 3 grandes phases.

La première couvre la période allant de 2020 à 2030 et concerne notamment l’utilisation locale comme matière première dans l’industrie. Le deuxième cap de l’implémentation de la feuille de route de l’hydrogène vert s’étale sur la décennie 2030-2040. A ce niveau, d’autres conditions spécifiques favorables permettront de développer des premiers projets économiquement viables, notamment pour l’ammoniac et l’hydrogène vert, au niveau national et international.

Développement

Lors de son passage à la COP26, le chef du gouvernement avait rappelé que le Royaume s’est doté d’infrastructures de recherche et d’innovation à la pointe de la technologie dans le domaine des énergies propres, afin d’accompagner cette transition énergétique, a souligné M. Akhannouch.

Dans ce cadre, un réseau de plateformes de recherche et d’innovation a été mis en place. Il s’agit en particulier du Green Energy Park, qui est une plateforme de recherche et d’innovation dans le domaine des technologies et du Green & Smart Building Park, plateforme dédiée à l’efficacité énergétique dans les bâtiments, les smart grids et la mobilité électrique.

D’autres plateformes sont en cours de développement portant sur l’hydrogène, la biomasse et le Nexus Agro-Energy-Water, ainsi que le dessalement.

 

 

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