Technologie : Engagé dans une accélération de sa transition numérique, le Maroc appelle à adapter les cadres juridiques aux défis posés par l’intelligence artificielle autonome.
Intervenant, mardi lors d’un panel de haut niveau consacré au respect, à la protection et à la promotion des droits humains à l’ère de l’IA, organisé dans le cadre du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, Amal El Fallah Seghrouchni a mis en avant la nécessité de nouveaux mécanismes d’imputabilité pour accompagner l’émergence de systèmes capables de prendre des décisions complexes.
La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la transition numérique et de la réforme de l’administration a, ainsi, plaidé, pour la construction d’un nouveau paradigme de l’imputabilité (accountability) des systèmes d’intelligence artificielle (IA) agentique, estimant que la responsabilité de ces systèmes constitue «probablement l’un des plus grands défis juridiques de cette décennie».
La ministre a, en outre, identifié trois obligations essentielles, en l’occurence une documentation structurée des chaînes d’agents précisant qui fait quoi, comment et à quel moment, notamment dans les services publics; la désignation d’un responsable humain clairement identifiable pour toute décision affectant les droits des personnes; ainsi que la garantie d’un droit à un recours effectif dans un délai compatible avec la vitesse réelle des systèmes d’intelligence artificielle.









