IDE : Les investisseurs français toujours en tête

IDE : Les investisseurs français toujours en tête

Avec un flux net de près de 2 milliards de dirhams au premier semestre de l’année

La France continue de se positionner en tant que premier investisseur étranger au Maroc. Après avoir perdu ce titre en 2018 face à l’Irlande, l’Hexagone revient sur le devant de la scène, une année après, et préserve son emplacement en tête du classement. Sur les 8,24 milliards de dirhams de flux d’investissements directs étrangers (IDE) réalisés au Maroc sur les six premiers mois de l’année, la France y a contribué à hauteur de 1,92 milliard de dirhams, suivie de l’Espagne, 1,15 milliard de dirhams, et des Îles Maurice, 618 millions de dirhams. Se référant aux statistiques disponibles sur le site de l’Office des changes, le flux des investissements directs provenant de la Grande-Bretagne s’est élevé au premier semestre à 552 millions de dirhams, contre 440 millions de dirhams réalisés par les investisseurs italiens et 420 millions de dirhams en provenance d’Allemagne.

De même, le flux des investissements qataris au Maroc s’est établi à 419 millions de dirhams à fin juin. Ceux de l’Afrique du Sud ont considérablement augmenté par rapport au flux atteint en 2019. On note ainsi des investissements de l’ordre de 398 millions de dirhams sur les six premiers mois de l’année. L’Afrique du Sud devance ainsi les Emirats Arabes Unis dont le flux d’investissement a atteint les 378 millions de dirhams au premier semestre. Les États-Unis arrivent en douzième position avec des flux de l’ordre de 252 millions de dirhams sur ladite période, suivis de l’Irlande (217 millions de dirhams), l’Inde (157 millions de dirhams) et la Chine (152 millions de dirhams). Les flux d’investissements turcs ressortent pour leur part positifs. Ils se sont situés autour de 117 millions de dirhams aux six premiers mois de l’année, comblant ainsi le déficit observé en 2019 (-114 millions de dirhams).

Certains pays ont enregistré sur ce cap des contributions négatives. Tel est le cas pour le Danemark et la Jordanie ayant bouclé 2019 avec des flux respectifs de 680 millions de dirhams et 195 millions de dirhams. Ces investissements ont basculé dans le rouge au premier semestre. Les investissements danois au Maroc se sont creusés au premier semestre pour atteindre un flux négatif de 3 millions de dirhams. Le flux des investissements jordaniens ressort négatif à -21 millions de dirhams.

Plus de 12 milliards de dirhams générés au premier semestre

L’Office des changes dresse, par ailleurs, un tableau détaillé des flux nets des investissements directs étrangers au Maroc par secteur d’activité.
Cette analyse établie selon la nomenclature marocaine des activités place les industries manufacturières en tête des secteurs avec un flux d’investissement de l’ordre de 2,82 milliards de dirhams.
Le flux des activités immobilières a atteint les 1,94 milliard de dirhams à fin juin 2020 au moment où celui du commerce, répartition automobiles et motocycles a atteint pour la même période les 1,51 milliard de dirhams.
Le flux des IDE agricoles est estimé au premier semestre à 231 millions de dirhams. Les IDE dans le secteur des industries extractives et de la construction ont atteint des flux respectifs de 122 et 121 millions de dirhams.

L’industrie, principal secteur générateur des recettes IDE

Il est à noter que les recettes générées par les investissements directs étrangers au Maroc au titre du premier semestre se sont élevées à 12,87 milliards de dirhams. Ces ressources comprennent 6,39 milliards de dirhams des titres de participations, 3,21 milliards de dirhams des bénéfices réinvestis et 3,26 milliards de dirhams d’instruments de dettes. La répartition des recettes par pays d’opérations fait ressortir une contribution de 3,58 milliards de dirhams de la France. Les Emirats Arabes Unis arrivent en deuxième position avec des recettes IDE de l’ordre de 1,3 milliard de dirhams, suivis de l’Espagne (1,26 milliard de dirhams) et la Grande-Bretagne (787 millions de dirhams). Par secteur d’activité, l’industrie a généré des recettes IDE de l’ordre de 4,34 milliards de dirhams. Les IDE immobiliers ont réalisé des recettes de l’ordre de 2,51 milliards de dirhams tandis que ceux du commerce se sont chiffrés à 1,92 milliard de dirhams. Les recettes IDE au niveau du secteur bancaire sont estimées à 547 millions de dirhams au premier semestre. Celles réalisées dans le secteur touristique se sont établies à 533 millions de dirhams.

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