Fès : La guerre aux bidonvilles

Fès : La guerre aux bidonvilles

La capitale spirituelle du Royaume est un vaste de chantier de résorption de l’habitat insalubre. Et c’est le moins que l’on puisse dire, puisque sur les 48 bidonvilles que compte la ville de Fès, où logent 7.420 ménages sur une superficie globale de 63 hectares, 45 sont actuellement en cours de résorption.
Parmi les plus grands bidonvilles fassis se trouve celui de Dar Merhaz qui se caractérise par une situation géographique très sensible et qui foisonne d’activités commerciales directement liées à l’existence de l’université Moulay Abdellah, de la cité universitaire et de l’hôpital Al Ghassani. La population y résidant a été estimée à 2 213 ménages, dont la majorité est militaire (plus de 85 % de la population totale), selon des chiffres communiqués par la direction régionale de l’Habitat. La résorption de toutes les poches de l’habitat insalubre dans la ville de Fès est ainsi une priorité. La plupart des projets de résorption entrent dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles».
Les dernières conventions en la matière ont été signées en septembre 2004 et concernent toutes des projets qui vont voir le jour courant 2005. 31 poches bidonvilloises dans lesquelles vivent 1.814 ménages sont ainsi dans la ligne de mire. A cet égard, les travaux de construction et de recasement des anciens quartiers bidonvillois ont débuté. Le plus important projet de recasement concerne Douar Lâaskar (392,50 millions de dirhams) soit 3.050 logements (3.000 ménages), sans oublier Aïn Smen évalué à 87,69 millions de dirhams (2000 ménages/1.325 logements sociaux).
Pour ce qui est des bidonvilles restants et qui ne font l’objet actuellement d’aucun projet de résorption, ils ne représentent pas de problème, selon la direction régionale de l’habitat, ni pour la ville ni pour l’ensemble de la région de Fès-Boulemane, puisque ces poches bidonvilloises regroupent seulement 4 % de la population urbaine régionale. Il s’agit notamment de petites poches éparses se situant dans six quartiers, notamment Griou (hay Soukaïna), Sid El Hadi (Zouagha), Hafrat Ben Slimane (près de Jnanates), Bleds Tahryine et Benslimane et qui ne sont pas représentatifs d’un ensemble bidonvillois de grande envergure. Cependant, et pour respecter le calendrier initialement mis en place dans le cadre du programme “Fès, ville sans bidonvilles à l’horizon 2007”, ces zones d’habitat insalubre vont êtres résorbées dans le cadre de plusieurs projets en cours de réalisation, suite à la signature de plusieurs conventions de financement. C’est que ces six quartiers ont fait l’objet de conventions qui bénéficieront d’un financement déjà existant.

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