Immobilier : Une évolution en dents de scie

Immobilier : Une évolution en dents de scie

Dans le secteur du bâtiment et travaux publics, les derniers chiffres disponibles à fin avril  indiquent une baisse de 3,1% des ventes de ciment et une augmentation de 3,5% de l’encours du crédit immobilier à fin mars dernier.

Dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière pour le mois de mai 2014, la Banque centrale a souligné que les ventes de ciment ont marqué une régression de 3,1% à fin avril, après celle de 16,5% un an auparavant.

En 2013, la consommation du ciment a enregistré un recul de 6,3%, par rapport à 2012, passant de 15,87 millions de tonnes à 14,87 millions de tonnes en 2013.  Le cumul de la consommation du ciment en 2014 et à fin février a enregistré une baisse de 9% en passant de 2,38 millions de tonnes en 2013 à près de 2,17 millions de tonnes à fin février 2014.

La consommation du mois de février 2014 a avoisiné 1,14 million de tonnes contre 1,21 million de tonnes en février 2013, soit un recul de 5,4%.

Pour ce qui est des prêts immobiliers, ils ont vu leur taux de croissance s’accélérer de 3 à 3,5%, traduisant une stagnation de celui des crédits à l’habitat à 6,2% et une atténuation de la contraction à 3,5% des prêts aux promoteurs, après un recul de 5,1% (Voir tableau de Bank Al-Maghrib). Indicateur capital de l’évolution du bâtiment et travaux publics, le secteur du ciment a fait l’objet, en avril dernier, d’une convention-cadre de partenariat portant sur la  coopération dans le domaine de l’habitat.

En effet, le ministère de l’habitat et de la politique de  la ville et l’Association professionnelle des cimentiers (APC) ont signé une convention prévoyant la consolidation des efforts pour la mise en œuvre de la  stratégie du ministère en matière d’habitat et de politique de la ville, la  promotion du logement social et du logement destiné à la classe moyenne ainsi  que des villes nouvelles durables, l’intervention dans l’habitat menaçant  ruine, la réhabilitation du bâti ancien ainsi que la sauvegarde du patrimoine architectural.

L’accord, qui s’étale sur une période de quatre ans renouvelable, concerne également l’élaboration, la mise à jour et la publication d’études et de guides d’intérêt commun, le renforcement des règlements techniques et des normes de qualité, de sécurité, d’efficacité énergétique, de la qualité acoustique des  matériaux de construction de logements, outre l’appui à la mise en œuvre du  code de la construction et de ses textes d’application faisant état des normes  marocaines d’application obligatoire et la capitalisation des données  statistiques, normatives et réglementaires relatives au secteur de la  construction.

Par ailleurs, la convention-cadre a aussi trait à l’appui à l’innovation, l’encouragement  de la recherche- développement en assurant une veille technologique avec suivi  et adaptation des innovations au contexte marocain, la promotion des produits  et matériaux de construction marocains et l’intégration dans la construction de  produits innovants, de la préfabrication, des techniques et normes de  l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

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