L’immobilier toujours en quête d’un plan de sauvetage pérenne

L’immobilier toujours en quête d’un plan  de sauvetage pérenne

Après une année difficile pour l’ensemble de l’écosystème

Les indicateurs à la hausse observés à des niveaux distincts dans le secteur, depuis la levée des restrictions, ne reflètent pas une réelle reprise, et encore moins, compte tenu de la menace d’une nouvelle vague pandémique qui fait sombrer les acteurs du marché dans une grande incertitude.

Une année s’est écoulée depuis le déclenchement de la crise sanitaire au Maroc. Après ce cap passé, plusieurs secteurs ont remis les pendules à l’heure au moment où d’autres peinent toujours à retrouver l’équilibre. A l’instar de l’immobilier qui reprend difficilement son souffle après avoir cumulé les accidents de parcours. Bien avant la Covid-19, le secteur avait du mal à conjurer le mauvais sort. La crise actuelle est venue davantage le fragiliser et mettre en péril tout un écosystème qui n’emploie pas moins de 1 million de personnes et contribue à la hauteur de 14% au PIB national. En effet, la crise sanitaire n’a fait qu’alourdir les maux du secteur. Le marché immobilier et les métiers annexes ont encaissé un coup dur en ce contexte particulier. La pandémie est venue chambouler les plans d’investissement des promoteurs et limiter la performance de cette sphère. Ceci s’est traduit par un net repli de productivité, des professionnels à bord de la faillite et un stock difficile à écouler.

Covid-19 : Flash-back

A la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, le marché a connu un gel d’activité. Les chantiers ont été à l’arrêt total. Les ventes pour leur part ont été bloquées pendant des mois impactant durement les trésoreries des professionnels. Les activités annexes telles que les services notariaux et administratifs étaient également en suspens. Certes, les promoteurs étaient dans un grand désarroi, mais ils ne se sont à aucun moment découragés pour redynamiser le secteur et assurer un bon démarrage du secteur. Une action anticipative a été engagée dès les premiers mois de la crise. L’ambition étant de tenir compte des revendications des acteurs et de répondre aux nouvelles attentes des futurs acquéreurs.

Professionnels et acteurs publics ont multiplié les rencontres en vue de tracer un schéma de relance et déployer un plan de reprise. Les échanges établis convergeaient tous vers une sécurisation des fondements du secteur. L’optique étant de rebooster les différentes composantes de cet écosystème aussi bien sur le plan opérationnel que commercial. Pour ce faire, des défis sont à relever. Citons en premier les barrières psychologiques que se sont posées les clients potentiels en cette période de crise. Nombreuses sont les personnes ayant, en effet renoncé à l’idée d’acheter un bien immobilier du fait que la conjoncture n’est pas adéquate pour concrétiser le rêve de propriété d’autant plus que les taux d’intérêt restent relativement en hausse par rapport au pouvoir d’achat des consommateurs sans parler de la crainte de s’engager dans un crédit qui sera par la suite difficile à rembourser. Des appréhensions qui semblaient avoir des retombées négatives sur la production du secteur et de lourdes conséquences sur le système financier.

Une reprise relativement timide

Un retour à la normale est loin d’être ressenti dans le secteur. C’est du moins ce que confirment les professionnels. Les indicateurs à la hausse observés à des niveaux distincts dans le secteur, depuis la levée des restrictions, ne reflètent pas une réelle reprise, et encore moins, compte tenu de la menace d’une nouvelle vague pandémique qui fait sombrer les acteurs du marché dans une grande incertitude. Les professionnels appréhendent le scénario de mars 2020 et surtout ses aléas. D’autant plus que le secteur, en dépit des problèmes structurants dont il souffre, est toujours en quête d’un plan de sauvetage pérenne. Bien qu’elles soient saluées par les acteurs, les quelques mesures adoptées pour venir en aide au secteur restent insuffisantes. Des leviers sont à activer pour rehausser au mieux le rendement du marché et ouvrir l’appétence des acquéreurs à l’achat d’un bien immobilier. L’ambition étant d’encourager l’investissement dans l’immobilier, de renforcer la commercialisation des biens produits ainsi que de garantir une réelle adéquation entre l’offre et la demande. L’heure étant également de mettre en place de mesures incitatives qui tendent davantage en faveur de l’acquéreur que du promoteur. Les professionnels, malgré ce contexte flou, restent positifs. La crise sanitaire constitue pour eux une nouvelle opportunité pour rompre avec les erreurs du passé et entamer une phase post-Covid sur des bases cohérentes portées par une nouvelle vision intégrée et ambitieuse.

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