Une nouvelle offre pour la classe moyenne: 20 000 logements dans deux ans

Une nouvelle offre pour la classe moyenne: 20 000 logements dans deux ans

Avril 2014 marque un tournant dans la promotion immobilière destinée à la classe moyenne. Ce mois-ci marque la signature d’une convention-cadre relative à la réalisation de 20.000 logements destinés à la classe moyenne à l’horizon 2016, entre le ministère de l’habitat et de la politique de la ville et la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI).

Cette convention vise à faciliter l’accès d’une population dont le revenu est inférieur à 20.000  dirhams, à un logement entre 80 et 150 m² à céder à 6.000 DH HT, à réduire le déficit en logements et à  diversifier et intensifier l’offre en logements. Selon le ministère, cette convention entre dans le cadre des orientations du programme gouvernemental visant la réduction du déficit en logements à près de 50 % à l’horizon 2016, et ce par l’intensification et la diversification de l’offre.

Il faut préciser que le programme de logements pour la classe moyenne a connu récemment un dynamisme à travers l’adhésion de 22 sociétés de promotion immobilière visant la réalisation de près de 10.000 logements, dont 3.680 logements ont fait l’objet de signature d’une convention-cadre entre le ministère de l’habitat et la politique de la ville et le Holding d’aménagement Al Omrane en décembre 2013. En vertu de cet accord, le ministère s’engage à soutenir les promoteurs immobiliers et à améliorer la rentabilité des projets de logements destinés à la classe moyenne, notamment dans les grandes agglomérations, à travers l’optimisation des normes d’urbanisme en vigueur, notamment en termes de  densité et de verticalité, et à accomplir les démarches administratives nécessaires à la réalisation des projets rentrant dans ce cadre.

En effet, le gouvernement Benkirane s’est fixé comme objectif de réduire le déficit en logements de moitié à l’horizon 2016, pour atteindre 400.000 unités au lieu de 840.000 enregistrés en 2011 à travers la production de 170.000 unités/an. Cette politique publique dans le secteur de l’habitat qui consiste à combler le déficit en logements vise également à offrir des conditions favorables d’insertion sociale pour les populations défavorisées.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement table sur l’accélération du Programme «villes sans bidonvilles et la réhabilitation des constructions menaçant ruine.

Pour ce dernier programme, il est question du lancement des travaux pour huit nouveaux programmes dans les villes de Casablanca, Lakbab, Benguerir, Kalaa Des Sraghna, Ksar Lakbir, Meknès, Safi et Salé au profit de 15.000 ménages.

Cela passe aussi par le règlement du problème que pose l’accumulation de dossiers pour les agences urbaines qui couvrent un territoire trop large. D’ailleurs, quatre nouvelles agences urbaines pour les villes de Taroudant, Berrechid, Larache et Skhirate-Témara doivent voir le jour prochainement.

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