970x250

Ventilation des logements : Un cadre réglementaire pour la qualité de l’air dans les bâtiments résidentiels

Ventilation des logements : Un cadre réglementaire pour la qualité de l’air dans les bâtiments résidentiels

Le renouvellement de l’air à l’intérieur des bâtiments assure une meilleure qualité de vie à ses résidents.

En effet, la ventilation aide à éliminer l’excès d’humidité présente dans les logements, d’évacuer les polluants présents dans les espaces de vie et permet d’apporter suffisamment d’oxygène aux appareils à combustion, ce qui leur permet de fonctionner sans risque pour la santé des habitants. Sans parler du fait que l’apport d’un air neuf permet de faciliter la respiration. Toutefois, peu de constructions sont suffisamment équipées de systèmes d’aération performants. Et pour cause: il n’existe pas de règlementation adéquate au Maroc. C’est dans ce sens que le ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, envisage de mettre en place un cadre réglementaire relatif à la ventilation et l’aération dans les bâtiments résidentiels.

État des lieux

«Plusieurs normes marocaines homologuées existent dans le secteur de la ventilation au Maroc. Néanmoins, en l’absence d’un cadre réglementaire, le sujet demeure ignoré ou non maîtrisé dans le secteur de la construction au Maroc, pour concevoir des systèmes de ventilations ou apprécier la nécessité malgré le fort besoin d’assainir l’air ambiant des bâtiments résidentiels (collectifs, individuels et de type appartement). L’air doit pouvoir circuler librement des pièces de service dans le cas des bâtiments résidentiels», explique le ministère qui vient de lancer une étude pour la réalisation de ce projet. Il s’agit de définir les exigences de performance et mettre en place des règles de conception pour des systèmes de ventilation adaptés au secteur résidentiel tout en prenant en compte les besoins de ventilation qui divergent selon le type de bâtiment et de locaux. Il faut dire que la maîtrise du système de ventilation relève de la conception architecturale et des études d’ingénierie permettant d’assoir des solutions et des systèmes de ventilation optimaux. L’objectif de cette étude serait d’informer sur l’importance de la qualité de l’air intérieur contre les maladies comme la Covid-19, sensibiliser à la nécessité de la ventilation et l’aération des bâtiments, définir les performances en ventilation et conditionnement de l’air par type de bâtiments ou encore définir les seuils minimums des débits d’air minimum des pièces de services et espaces de vie.

Lutter contre la pollution

La problématique de la mauvaise aération rejoint celle de la pollution. «Nous passons 80% de notre temps à l’intérieur, la ventilation des bâtiments du secteur résidentiel s’impose avant tout comme un besoin d’hygiène et de santé des occupants», indique la même source rappelant que la pandémie de Covid-19 a mis sous les projecteurs la vulnérabilité de l’environnement résidentiel à forte densité pendant la période pandémique. «Chaque habitation doit être aérée et ventilée régulièrement, car pour rester en bonne santé, respirer de l’air pur non vicié est nécessaire. Pourtant les effets de la pollution de l’air intérieur sur la santé ne sont que partiellement connus au Maroc. La sensibilisation aux maladies générées dans les milieux urbains est très récente et nécessite de l’information, de la réglementation et des contrôles», relève le ministère.

Optimisation de l’énergie

La ventilation de l’air permet de diluer les polluants naturels comme les substances émises par l’ameublement, les matériaux de construction et les produits de nettoyage utilisés dans le bâtiment, les odeurs, le CO2 métabolique et la vapeur de l’eau. Elle permet aussi de contrôler l’humidité intérieure. Sur le plan énergétique, une ventilation bien conçue limite la consommation et la déperdition d’énergie dans les bâtiments. «Eu égard à la haute contribution du secteur du bâtiment dans la consommation totale de l’énergie du pays (33% dont 25,4% pour le résidentiel et 8,2% pour le tertiaire), l’aspect énergétique s’avère fortement lié à la gestion de l’air à l’intérieur des bâtiments pour atteindre les seuils de confort escomptés», souligne la même source. Par ailleurs, cette étude tient en compte les aspects de performances pour constituer un cadre légal. Cela concerne notamment la réduction des besoins de chauffage et de climatisation, la gestion du bruit ou encore la sécurité des lieux grâce au désenfumage par extraction.

 

 

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.