Impactés par la Covid-19 / Abattoirs avicoles : 500 MDH de chiffre d’affaires perdus en 3 mois

Impactés par la Covid-19 / Abattoirs avicoles : 500 MDH de chiffre d’affaires perdus en 3 mois

Les abattoirs avicoles attirent l’attention sur leur situation. En ce contexte de pandémie, leur chiffre d’affaires s’est, comme le précise l’Association nationale des abattoirs industriels avicoles (Anavi), «rétracté, par rapport à une période normale, de plus de 500 millions de dirhams sur ces 3 derniers mois».

Pour cette structure, ce repli occasionne un lourd déficit de trésorerie et un nouveau péril pour l’écosystème. «Notre activité représente près de 5.000 emplois directs et plus de 12.000 indirects. Malgré cela et par devoir national, nous avons préservé un maximum d’emplois et poursuivi l’alimentation du marché de façon normale tout le long de cette crise», détaille l’association. L’Anavi illustre également en chiffres l’impact de la Covid-19 sur les abattoirs.

Selon cette structure, les prix ont connu pour leur part, sur cette période Covid, «une baisse de plus de 25% en moyenne mettant les abattoirs dans une situation de trésorerie extrêmement tendue». Dans un contexte déjà difficile en temps normal, la crise Covid-19 a, selon la même source, accentué les difficultés des abattoirs. «Leur marché, limité sur le poulet, aux enseignes modernes qui représentent moins de 4% du flux commercial national de la volaille et à la restauration collective, sur sa toute petite partie qui respecte la loi, évaluée à 4% du même flux (sur un potentiel de 35%), a été très durement affecté aussi bien en termes de volume que de prix et de recouvrement», ajoute l’Anavi. Aussi, l’évolution «encourageante» de 13% sur le 1er trimestre reste corrélée à l’évolution de la production de poulet sur le plan national et limitera, selon la même source, le niveau d’abattage contrôlé «sous la barre des 9%».

«Si on devait tenir compte de la tendance du 1er trimestre, la baisse sur le second dépasserait les 50% des volumes escomptés !», estime la même source qui s’exprime également sur la dinde. A propos de celle-ci, plus évoluée dans l’abattage contrôlé que le poulet (près de 75% transitent par les abattoirs agréés en raison de sa taille), l’association indique que le marché s’est retrouvé avec la crise avec des volumes en attente d’abattage sans précédent face à une demande en très large décrue.

Malgré tous les efforts fournis par les abattoirs et le stockage massif, la situation est «catastrophique» aussi bien pour les abattoirs que pour les partenaires éleveurs. Les baisses importantes des volumes et des prix (plus de 40% comparés à la période) ne permettent pas de réduire les stocks sur pied et affaiblissent encore plus les abattoirs.

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