Inclusion financière et numérique : 500 millions de dollars pour accélérer les réformes

Inclusion financière et numérique : 500 millions de dollars pour accélérer les réformes

Un nouvel appui financier accordé par la Banque mondiale au Maroc

La Banque mondiale réitère son appui aux réformes politiques du Maroc. L’intérêt est accordé cette fois-ci à l’inclusion financière et numérique. L’institution financière vient d’accorder au Royaume un financement de 500 millions de dollars pour appuyer les importantes réformes politiques nécessaires à la mise en place d’un environnement propice à la transformation numérique.

Il s’agit là d’une première série de trois opérations menées par la Banque mondiale. «L’épidémie de Covid-19 a démontré l’importance primordiale de la transformation numérique pour assurer la continuité des services et favoriser l’innovation.
Depuis le déclenchement de cette crise, le Maroc a accéléré sa transition numérique, démontrant sa capacité à passer à la vitesse supérieure», relève-t-on de Jesko Hentschel, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb. Et d’ajouter : «Aujourd’hui plus que jamais, la numérisation offre au Maroc de nouvelles opportunités de développement, qu’il s’agisse de fluidifier les transactions économiques ou d’améliorer la prestation des services aux entreprises et aux particuliers». La Banque mondiale ambitionne à travers ce nouveau financement de doper le potentiel en matière de digitalisation et de mettre à profit le levier de la transformation numérique au service d’une croissance plus inclusive.
Cet appui s’inscrit dans le cadre du financement à l’appui des politiques de développement (DPF). Un dispositif qui s’appuie sur les réformes déjà engagées par les autorités et vise à améliorer l’inclusion financière en permettant aux entreprises et aux ménages d’avoir accès à des infrastructures et des services numériques plus concurrentiels.
Il est également question de stimuler la croissance du secteur privé en facilitant l’accès au financement des start-up et des jeunes entrepreneurs.
Selon la Banque mondiale, les objectifs des DPF ont été révisés pour prendre en compte les nouvelles priorités liées à la pandémie.

La finalité étant de soutenir les efforts déployés par les autorités en vue de numériser les services essentiels pour les ménages et les entreprises et renforcer leur résilience. Le programme tend ainsi à promouvoir la microfinance, à faciliter l’accès aux devises pour les start-up.
Une mesure, qui selon Dalia Al Kadi, économiste senior et coresponsable du projet, «est essentielle pour les jeunes pousses marocaines innovantes qui cherchent à renforcer leur compétitivité locale et mondiale». Et de préciser qu’«elle leur permettra d’importer des services numériques qui ne sont pas disponibles au Maroc afin d’améliorer leur offre de produits et de services et d’accroître ainsi leur compétitivité».

Le programme viendra, également, soutenir des réformes indispensables en faveur de la concurrence et de l’accès universel aux services du secteur des télécommunications et de l’Internet haut débit, ouvrant ainsi la voie à la transformation numérique des entreprises et des administrations.
Ce dispositif permettra en outre de poser les jalons du programme de soutien à l’entrepreneuriat Intelaka en appuyant des réformes propices à la croissance des start-up et en créant de nouvelles catégories d’actifs pour répondre aux besoins des entreprises innovantes en fonds d’amorçage. Il soutient, par ailleurs, la participation des petites entreprises au système de passation des marchés publics, dans le but de favoriser ainsi l’inclusion et la relance économiques.

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