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Industrie : Un climat des affaires plutôt normal au deuxième trimestre

Industrie : Un climat des affaires plutôt normal au deuxième trimestre

Bank Al-Maghrib le confirme dans son enquête

Bank Al-Maghrib sonde l’opinion des industriels au deuxième trimestre de l’année. Les résultats de l’édition trimestrielle de l’enquête de conjoncture menée par la banque centrale laissent apparaître un climat des affaires plutôt normal. C’est ce qu’attestent plus de la moitié des entreprises répondant à l’enquête. En effet, 58% des entreprises attestent un climat d’affaires normal tandis que 34% autres le jugent défavorable.

«Cette dernière proportion varie de 23% dans l’agroalimentaire à près de la moitié dans le textile et cuir et la mécanique et métallurgie», peut-on relever de la publication de Bank Al-Maghrib. S’agissant des conditions de production, la banque centrale recueille des avis négatifs.

Pour 54% des répondants, ces conditions caractérisées par un approvisionnement en matières premières ont été difficiles tandis que 42% autres les considèrent normales. «Par branche d’activité, 84% des entreprises auraient indiqué des conditions d’approvisionnement difficiles dans l’électrique et électronique et dans la mécanique et métallurgie, 45% dans la chimie et parachimie, 43% dans l’agroalimentaire et 28% dans le textile et cuir», lit-on de la publication de Bank Al-Maghrib. Par ailleurs, le stock des matières premières et demi-produits aurait été à un niveau normal, et ce dans l’ensemble des branches d’activité.

Effectifs employés : Une baisse confirmée dans la branche «mécanique et métallurgie»

En ce qui concerne les effectifs employés, les industriels font part d’une stagnation, comparé au premier trimestre de l’année. Ce constat est relevé particulièrement dans la branche agroalimentaire. En parallèle, 57% des industriels de la mécanique et métallurgie indiquent une baisse des effectifs contre une stagnation relevée par 43% d’entre eux. Dans l’électrique et électronique, 65% des entreprises déclarent une hausse et 26% une stagnation. «Ces proportions sont respectivement de 47% et 48% dans le «textile et cuir» et de 20% et 80% dans la chimie et parachimie», explique Bank Al-Maghrib dans sa publication.

Et de préciser que «pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une stagnation des effectifs employés. Par branche, ils s’attendent à une hausse de ceux de l’électrique et électronique et du textile et cuir et à une stagnation de ceux de la chimie et parachimie et de l’agroalimentaire». Dans la mécanique et métallurgie, 74% des entreprises anticipent une stagnation au moment où 24% d’entre elles prévoient une baisse des effectifs.

Les coûts de production en hausse

Interrogés sur les coûts de production, 66% des industriels ont témoigné d’une hausse au titre du deuxième trimestre alors que 34% font part d’une stagnation. «Par branche, la proportion des industriels déclarant une hausse de ces coûts s’est située à 90% dans l’électrique et électronique, à 74% dans l’agroalimentaire, à 70% dans la chimie et parachimie, à 56% dans le textile et cuir et à 43% dans la mécanique et métallurgie», explique Bank Al-Maghrib dans son enquête. Il est à noter que la situation de la trésorerie des entreprises interrogées ressort normale. Un avis partagé par 55% des chefs d’entreprises tandis que 25% ont trouvé des difficultés au deuxième trimestre de l’année. Par branche, ces proportions sont respectivement de 83% et de 17% dans le textile et cuir, de 58% et de 33% dans l’agroalimentaire, de 56% et de 23% dans la chimie et parachimie et de 90% et 3% dans l’électrique et électronique. Par ailleurs, 44% des entreprises de la mécanique et métallurgie déclarent une situation de trésorerie aisée et 28% normale.

L’accès au financement jugé normal

Bank Al-Maghrib analyse également dans son enquête les conditions des financements des industriels. La majorité des entreprises atteste un accès au financement normal au titre du deuxième trimestre. Une confirmation faite par 82% des répondants par ailleurs, 11% des chefs d’entreprises qualifient cet accès d’«aisé». Ces parts sont respectivement de 78% et de 18% dans la chimie et parachimie et de 73% et de 16% dans l’agroalimentaire. Se référant à Bank Al-Maghrib, il aurait été jugé normal selon 68% des industriels du textile et cuir et difficile selon 32% d’entre eux. Dans la mécanique et métallurgie et l’électrique et électronique, l’accès au financement bancaire aurait été qualifié de normal par toutes les entreprises. Il est à noter que le taux de crédit aurait été en stagnation selon la majorité des industriels. Toutes les branches d’activité l’attestent à l’exception du textile et cuir où la moitié des entreprises indique une hausse.

Les dépenses d’investissement en stagnation

Les dépenses d’investissement auraient également stagné au deuxième trimestre et ce selon 69% des industriels. D’après l’enquête de Bank Al-Maghrib, la stagnation est observée par 64% des entreprises de la chimie et parachimie au moment où 32% de la même branche indique une hausse. Dans l’agroalimentaire, les dépenses d’investissement auraient stagné selon 86% des patrons et baissé selon 11%. Ces parts sont respectivement de 82% et 16% dans la mécanique et métallurgie et de 58% et 28% dans le textile et cuir. En revanche, les entreprises de l’électrique et électronique indiquent une hausse des dépenses d’investissement. En termes de perspectives, 64% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement pour le prochain trimestre alors que 33% s’attendent à une hausse.

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