Investissements directs étrangers : L’IFC débat de l’offre Maroc

Investissements directs étrangers : L’IFC débat de l’offre Maroc

Certes, le Maroc fait partie des pays qui fournissent de plus grands efforts en termes d’investissement, mais ces derniers restent peu rentables.

Et pour cause, l’investissement public continue de se tailler la part du lion raflant ainsi 65% des investissements globaux tandis que les parts restantes reviennent au secteur privé. Une tendance qui ne tardera pas à s’inverser, du fait que les recommandations émises dans le cadre du nouveau modèle de développement préconisent d’accroître la part de l’investissement privé portant ses parts dans la structure globale à 65% à l’horizon 2035. Ces orientations ont été rappelées lors d’un webinaire organisé par la Société financière internationale (IFC) articulé autour des investissements directs étrangers. Tenue mardi en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), cette rencontre, tenue mardi 14 décembre, a été une occasion pour faire le point sur le climat de l’investissement au Maroc, l’attractivité du Royaume ainsi que sur les opportunités et tendances par secteur.

Les échanges ont également porté sur les obstacles aux investissements étrangers au niveau national. Intervenant dans ce sens, Xavier Reille, directeur pour le Maroc à la SFI, estime que la relance de l’investissement privé est capitale : «Si on veut une croissance haute au Maroc on a besoin d’un investissement fort et un investissement privé qui se décline pour nous sous trois formes : un investissement des Marocains au Maroc, un investissement étranger au Maroc et un investissement marocain à l’étranger en Afrique et dans le reste du monde», souligne le responsable. Et de rappeler que «le rôle de l’IFC est de mobiliser l’investissement privé pour le développement. Sur les 10,4 milliards d’investissement qu’a réalisés l’IFC l’année dernière en Afrique et au Moyen-Orient, à peu près 50% a été mobilisé auprès des investisseurs institutionnels». Pour ce qui est du Maroc, le représentant de l’IFC atteste que l’institution reçoit toutes les semaines des appels d’investisseurs internationaux qui s’intéressent au Maroc. Un engouement qui s’est renforcé davantage, notamment après la sortie des recommandations de la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement. «C’est un document important qui donne de la visibilité aux investisseurs, notamment dans des domaines dans les secteurs industriels et dans le secteur de l’énergie», estime M. Reille.

Un intérêt qui semble compréhensible pour le responsable, et ce compte tenu des fondamentaux du Royaume, en l’occurrence sa bonne gestion macroéconomique, ses infrastructures améliorées, sa stabilité politique et sa situation géographique au carrefour du marché… Du côté de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Mehrez, chargé de mission au sein de l’Agence, a souligné que «la proposition de valeur du Maroc est construite sur du solide. C’est du solide durable, du solide écologique puisque notre mix énergétique, comme l’atteste le Climate Performance Index, place le Maroc au top 5 mondial». S’exprimant sur l’attractivité des investissements directs étrangers, M. Mehrez a indiqué que cette question relève d’une préoccupation essentielle d’un pays comme le Maroc qui dispose de la meilleure performance en Afrique en termes de Doing Business».

Pour Hassan Belkhayat, cofondateur de Southbridge A&I et membre du conseil d’administration à la CGEM, «les IDE sont vraiment critiques pour un pays comme le Maroc, qui a fait le choix d’ouverture et c’est presque un choix naturel étant donné sa situation géographique, son histoire, ses valeurs de tolérance et d’ouverture sur le monde». M. Belkhayat a, lors de son intervention, mis l’accent sur l’intérêt de ces investissements pour le pays. On note que d’un point de vue macroéconomique, les investissements directs étrangers ont beaucoup servi le pays à se stabiliser et à porter les devises nécessaires à son développement ainsi que d’apporter de nouveaux standards de gestion et de qualité. M. Belkhayat a par ailleurs rappelé que la contribution des IDE à la croissance économique a poussé le gouvernement à placer l’attraction de ces derniers parmi les priorités économiques du pays, ce qui a permis l’émergence et le développement des politiques visant à séduire les firmes internationales.

Notons que les investissements directs étrangers ont atteint, selon les dernières données de la DEPF, un flux de l’ordre de 14,2 milliards de dirhams, en hausse de 16,2%. Une évolution qui reste attribuable à la hausse de 13,6% des recettes qui se sont établies à 22,4 milliards de dirhams au moment où les dépenses ont affiché une progression moins prononcée.

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