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Irrigation : Des milliards de m3 d’eau économisés

Irrigation : Des milliards de m3 d’eau économisés

Les stratégies agricoles font du Royaume l’un des précurseurs en matière de nouvelles techniques

Les chantiers d’irrigation du PMV ont porté sur 850.000 hectares irrigués (plus de 50% de la superficie nationale irriguée), pour un investissement public de près de 40 milliards de DH. Ces projets ont profité à 250.000 agriculteurs, dont plus de 90% sont des petits agriculteurs.

L’eau a été au centre des grandes stratégies agricoles marocaines. Les efforts consentis ont permis d’économiser énormément d’eau grâce au recour à des techniques de pointe et des technologies innovantes. La situation est telle que le Maroc est aujourd’hui cité en exemple à l’échelle continentale. Ce fut le cas en 2021 à Marrakech à l’occasion de l’ouverture de la 5ème Conférence régionale africaine sur l’irrigation et le drainage, organisée sous le thème «Gestion durable de l’irrigation pour une meilleure résilience de l’agriculture en Afrique». Le but étant de trouver des solutions durables pour gérer l’utilisation de l’eau dans l’agriculture. «Au Maroc, la maîtrise de l’irrigation a tôt été une nécessité pour intensifier la mise en valeur agricole, garantir la sécurité alimentaire, contourner la forte contrainte de l’aridité et faire face aux aléas climatiques, notamment les sécheresses récurrentes qui deviennent désormais structurelles du climat de notre région», a expliqué le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohamed Sadiki, lors de cette rencontre. Dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole Génération Green 2020-2030 et du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, la dynamique initiée dans le cadre du Plan Maroc Vert en matière d’économie et de valorisation de l’eau d’irrigation se poursuit. La finalité étant d’atteindre un million d’hectares couverts par les techniques d’irrigation efficientes et économes en eau, avec l’ambition de doubler l’efficacité hydrique à l’horizon 2030. Compte tenu de l’expérience marocaine réussie en matière de maîtrise de l’irrigation et d’économie d’eau, le ministre a indiqué que le Maroc, promoteur de la coopération Sud-Sud, est ouvert pour mettre son expérience à la disposition des pays africains frères et amis. Notons que cet évènement scientifique qui rassemble des participants de plus de 50 pays est organisé par l’Association nationale des améliorations foncières, de l’irrigation, du drainage et de l’environnement (ANAFIDE), en partenariat avec la Commission internationale de l’irrigation et du drainage (CIID) et le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

Politique proactive

Il faut dire que le Maroc avait fait le choix d’une politique proactive face aux défis liés aux ressources hydriques limitées. Une politique qui a permis au Royaume de cumuler des acquis substantiels, grâce aux politiques volontaristes initiées par feu SM Hassan II pour garantir la sécurité hydrique. Dans ce sens, le Plan Maroc Vert (PMV) avait placé la valorisation et l’économie d’eau au premier rang de ses programmes structurants, en exécution des directives de SM le Roi Mohammed VI. Concrètement, une série de chantiers a été engagée pour généraliser les techniques d’économie d’eau, élargir les superficies irriguées et assurer la mise à niveau des périmètres irrigués. Ainsi, les chantiers d’irrigation du PMV ont porté sur 850.000 hectares irrigués (plus de 50% de la superficie nationale irriguée), pour un investissement public de près de 40 milliards de DH.

Ces projets ont profité à 250.000 agriculteurs, dont plus de 90% sont des petits agriculteurs. Ces efforts sans précédent ont aussi concerné l’élargissement de la superficie équipée en irrigation localisée pour atteindre 630.000 ha, soit 39% de la superficie irriguée au niveau national. Côté complémentarité entre projets de barrages et équipements hydro-agricoles, le ministère de tutelle indique que tous les barrages agricoles réalisés ou en cours de réalisation durant la période 2008-2020 ont été dotés de périmètres d’irrigation en amont. Il a été procédé, à cet effet, à la création de 17 périmètres d’irrigation sur une superficie de 82.300 ha, dont bénéficient 30.000 agriculteurs. Dans le même contexte, la même source fait état d’un projet d’envergure visant à faire face à la surexploitation de la nappe phréatique à Chtouka, en vue de l’instauration d’un système avancé d’irrigation. Parmi les indicateurs obtenus à cet égard, la tutelle cite l’économie et la valorisation d’environ 2 milliards de m3 d’eaux chaque année, rappelant que les périmètres d’irrigation ont bénéficié l’an dernier de moins de 40% des parts réservées à l’irrigation pendant une année normale.

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