Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, «va parler» s’il en a «l’occasion» au sommet européen, jeudi 16 décembre, de son idée controversée d’euro-obligations, malgré les critiques qu’elle suscite en Allemagne notamment, a-t-il indiqué à l’AFP. «Je vais en parler si l’occasion m’est donnée pour ce faire», a-t-il indiqué, dans un entretien accordé mardi à l’AFP. M. Juncker a relancé la semaine dernière avec le ministre italien des Finances Giulio Tremonti l’idée de créer des euro-obligations, des emprunts lancés en commun par plusieurs Etats pour mutualiser les risques et – affirment ses promoteurs – protéger les pays les plus faibles face aux attaques des spéculateurs.
Ce projet a cependant été rejeté par plusieurs Etats, l’Allemagne en tête, qui jouit des taux obligataires les plus bas en Europe et refuse de payer pour les autres. La chancelière allemande Angela Merkel a répété à plusieurs reprises que de telles obligations européennes «ne permettent pas de concurrence entre les taux d’intérêt» attachés à la dette des pays, alors que celle-ci est «une incitation à respecter les critères de stabilité» car les investisseurs récompensent par des taux bas les pays les plus vertueux. M. Juncker a cependant rejeté cette critique, en soulignant que sa proposition consisterait à avoir seulement une partie des titres de dette en euro-obligations, le reste restant des titres de dette nationaux.









